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le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

Les Plus Du Service Pop Hits

écoutez, c'est le son Pop Hits

LogoPopHits

29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 01:30

pop-Hits-Ferre-Pierric-Janin-Treteaux-6305-Laguens-short


 

Ça darde à mort.

 

L'été indien ébouillante la France de la Saint-Michel 2011, des filles vêtent pour quelques heures encore le pratique et élégant couvre-derche qui fit florès cette année. Non que cet instrument fort peu prude soit du meilleur goût, ni qu'il ne se distingue de la jupe décapotable, mais ce fichu fichut a l'avantage d'offrir une capacité d'aération des gambettes fort propice à la bronzette.

 

Sans parler de sa capacité à affrioler le vulgus masculin en mal de clignements intempestifs.

 

D'aucuns y voient un intérêt tout autre : la revalorisation d'un accoutrement fort prisé durant les septantes et qui nappa nombre de pochettes de disques de cette même époque.

C'est également un moyen de se prouver qu'à 42 printemps ce jour, on peut rester graveleux et vulgaire, les signes probants d'un esprit malsain dans un corps sain (ou le contraire, à voir).


Pour se mettre en jambes dans la découverte du short, visitons une première série en apéritif, le trop fameux moule-clito en jean, le seul, l'unique, celui-là même qui égaye les rues occidentales en cette onzième année du millénaire (sauf à compter que l'an 2000 est la première année du 2e millénaire, mais laissons là ce débat ordinal passé de mode) :



 

Pop-Hits-hits-de-espana-short

 

pop-Hits-iwanttoknow-short-laguens  Pop-Hits-Strasofthehit-short-laguens
pop-Hits-Hot-soul-2-short  Pop-Hits-Wunderlich-Phase4-short

 

Bien.

 

C'est clair, concis, percutant, à peine redondant, suffisamment débraillé pour faire racoleur, pertinemment dévoyé pour créer le malaise idoine aux lecteurs de Télérama et à nos proches : mon dieu, ce mec est un pervers !

 

Mais trève de nombrilisme. ou tout au moins, occupons-nous de nombrils autres que le nôtre.

 

Après donc cette entrée en matière denimesque nous remémorant les origines du short en jean remis au goût du jour en cet an de grace 2011, approfondissons le sujet en diversifiant les approches : textures, couleurs, matières, les 70's chamarraient et chatoyaient à-tout-va en matière de patalons pour cul-de-jatte.


Mirons de ce clic quelques épiques productions d'époque :


Pop-Hits-International-hitparadechante-2-Laguens-short

 

 

D'autres tirages issus de la même session photo sur le recto du double album suivant, dédié au short-qu'on-porte-poitrine-nue-mais-pudiquement-cachée, du genre "flûte alors j'ai encore oublié mon corsage en tergal dans les loges" (à droite le verso du même disque) :

 

pop-Hits-dansez-dansez-dansez-ro-short-laguens
pop-Hits-dansez-dansez-dansez-vo-short-laguens

 

Pour suivre, toujours quelques photographies de Michel Laguens, dont les visiteurs réguliers de Pop Hits (le site) connaissent le grand œuvre magistral.

Dans cette pérégrination, chacun observera avec force intérêt d'autres conséquences du shoot de la pochette poivrée d'en-tête d'article à base de short rose, utilisée en recto et en verso de deux disques différents :


 

pop-Hits-disco-hits-short-laguens

 

Pop-Hits-Nico-Gomez-ro-Laguens-short Pop-Hits-disco-danse-vo-2-Laguens-short
 Pop-Hits-ChJohn-tubesete-Laguens-short Pop-Hits-Lavventura-Laguens-short 
 Pop-Hits-disco-rock-Laguens-short Pop-Hits-ChJohn-JukeBox-Rancurel-short 

 

Un recto-verso d'une compile d'artistes originaux (pas des reprises), option tee-shirt mouillé, un grand classique des 80'z :


Pop-Hits-OKpleinmusique-ro-short Pop-Hits-OKpleinmusique-vo-short

 

Et on clôt cette série de toutes les couleurs par le pire et le meilleur (c'est très relatif, le meilleur) :

 

PopHits-short-hitparadepop1 Pop-Hits-Super-hits-9-short

 

Avant d'aller plus loin dans ce parcours, nous tenons à apporter quelques informations techniques :

 

1°- Toutes les illustrations exposées sur cette présente page sont intégralement extraites du seul Fond Mario Cavallero Jr pour l'édification vinylique de la jeunesse®, collection phonographique constitutive des archives des Mario Labs®.

 

2°- Aucune des sus-dites illustrations n'a jamais été éditée sur le ouèbe ou tout autre média au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !) à vocation d'édification vinylique des jeunes ou pour d'autres raisons, ou alors c'est pas de bol parce que nos ingénieurs ont passé beaucoup de temps à numériser toutes ces croûtes de notre collection pour vous les proposer en exclusivité.

 

3°- Le fait que tant de pochettes de compilations composant le Fond Mario Cavallero Jr pour l'édification vinylique de la jeunesse® valorisent le short sous toutes ses formes est un drôle de hasard. Cette très haute fréquence du patalon à manches courtes, les ingénieurs des Mario Labs® ne l'avaient spontanément pas observé au fil de leurs longues années de collecte patiente et obstinée. Le voile se déchira par la révélation devant la démesure du portage estival et revivaliste de ce cache-misère féminin (j'ai aussi vu des mecs en short satin, mais ce sera l'objet d'un reportage ultérieur si ça ne vous défrise pas trop).

 

4°- Aucun animal n'a été martyrisé durant ce reportage. Pas même un petit chat.


5°- La qualité des enregistrements inclus dans les pochettes ici reproduites ne doit pas entrer en ligne de compte dans l'appréciation que nos lecteurs porteront à cette exposition multimédia. En effet, sous prétexte que les musiques incluses dans ces disques seraient mauvaises, on ne saurait juger négativement les photographies illustrants les pochettes. Non non, il faut laisser sa chance au produit : ces pochettes sont nulles par elles-mêmes, c'est déjà bien suffisant.


Et maintenant, la suite de nos collections.


Mais d'abord, un short :

 

Pop-Hits-45-Vartan-amourcigarette-short

 

Merci Sylvie.

 

Pop-Hits-45-shorts-1983-v1Au passage, si par hasard vous avez ouvert cette page ouèbe en contemplant ces magnifiques shorts, vous avez vraisemblablement eu en tête la scie serinée par une bande de jeunes branleurs bataves braillant de leur voix en pleine mue les tirades rimbaldesques extraites d'un exercice d'application de leurs cours de français de première année du lycée.

 

Pour ceusses qui souhaiteraient, trois décennies après, réécouter cette chanson des puceaux du creux pays, ils cliqueraient ici bas sur la pitite flèche verte.

Pour ceusses qui, par étonnement, seraient horripilés (riz pilé riz pilé) par l'usage immodéré de l'accordéon en ouverture de ce chef d'œuvre postpubère brabançon, nous leur offrons la possibilité de stopper céans cette scie et de pouvoir la redémarrer l'écoute une autre fois, à tête reposée, une Amstel tiède à la main et la main dans les Shorts :

 


 

Dévoilons maintenant une thématique du short particulièrement preignante chez la maison de disques Vygson, établie dans le Val d'Oise à Saint-Gratien.

Claude Dauray s'y fit éditer l'équivalent des compilations Pop Hits le hit parade chanté (les disques), sous le titre follement original de la Parade des succès. Ces compilations pourrites de reprises des succès du moment étaient dégainées au rythme quasi saisonnier (4 à 6 par an), pâles imitations des travaux de Pop Hits ou des Tréteaux, vers lesquelles nous reviendrons plus tard.


Pour déguster l'intégralité des Parade des succès, nos lecteurs viendront régulièrement visiter le tout nouvel album de pochettes accessible en colonne de ce site. Les images y sont exposées en taille plus volumineuse que dans ce billet minimaliste à l'extrême, et on découvrira dans cet album de pochettes d'autres variations vestimentaires que le short.



Pop-Hits-Parade-des-succes-04-Laguens-short

 

 Pop-Hits-Parade-des-succes-08-Laguens-short Pop-Hits-parade-des-succes-11-Laguens-short 
 Pop-Hits-Parade-des-succes-35-ImageBank-short Pop-Hits-parade-des-succes-17-Laguens-short 
 Pop-Hits-Parade-des-Succes-23 Laguens-short Pop-Hits-parade-des-succes-27-Laguens-short 

Pop-Hits-Parade-des-succes-13-Laguens-short

 

Impressionnant n'est-il pas ?

 

D'autant plus que quasiment toutes ces photos (sauf la 35) sont de Michel Laguens.

 

Mais il y a encore plus dinguissimo dans les pochettes de la maison Vygson, très portées à la fois sur le short et sur Michel Laguens (de là à imaginer que le-dit Michel Laguens était très porté sur les filles qui portaient des shorts, c'est un pas que nous franchirons allègrement). 

 Ce qu'il y a de plus fou, c'est que l'égérie de Michel Laguens dont nous avons déjà présenté des pochettes ici ou , égérie que nous avons arbitrairement baptisée "Anne-Marie" faute de trace plus tangible de son état civil, Anne-Marie, donc, a été multiplement dédiée à la promotion de ces compilations de haut niveau.


A'gadez, vous allez comprendre :

 

Pop-Hits-Parade-des-Succes-26 Laguens-AM-short

 pop-Hits-Parade-des-Succes-28-Laguens-AM-short Pop-Hits-Parade-des-succes-29-Laguens-AM-short 
 Pop-Hits-parade-des-succes-31-Laguens-short Pop-Hits-parade-des-succes-34-Laguens-short 

 

Incroyable hein ? (oui, bon, enfin, incroyable pour ceux que ça intéresse, reconnaissons la relativité de l'incroyablité de cette récurrence picturale).

 

Les illustrations des volumes 29 et 31 proviennent objectivement de la même séance photo. Nous vous proposons à cet égard de continuer à tirer le fil de ces shorts photographiés par Michel Laguens ce jour au mitan des 70's où il shoota la dénommée Anne-Marie.

D'autres éditions discographiques tirèrent parti de cette séance, à commencer par l'une des pochettes les plus touchantes que nous utilisâmes dans l'un de nos billets les plus émouvants consacrés à feu Monsieur 220V, notre bien aimé Cloclo :


 

Pop-Hits-Laguens-AM-specialClaudeFrancois

 

 

La même séance nous fournit d'autres images, que nous joignons à une pérégrination générale parmi cette série de "Anne-Marie en short" au moins aussi révolutionnaire que la série des danseuse de Degas (au moins). 

On s'amusera également à repérer d'autres allitérations picturales, dont certaines sont l'exacte réutilisation du même cliché original, avec des détourages et maquettages qui peuvent apporter une pauvre illusion de nouveauté :

 

 Pop-Hits-Laguens-AM-orguehammond-8 Pop-Hits-Laguens-AM-SuccesdeGrease 
 Pop-Hits-Sellin TrompetteSucces02-Laguens-AM-short Pop-Hits-Laguens-AM-discodanse-2 
 Pop-Hits-Laguens-AM-12grandssucceschantes-1  Pop-Hits-Laguens-AM-succes-francais
 Pop-Hits-Sellin Rivolta-orgue-1-Laguens-AM-short Pop-Hits-Orgue-Rivolta-2-Laguens-AM-short
Pop-Hits-Laguens-AM-discoreggae-2   Pop-Hits-Laguens-AM-plusgrandssuccesdisco
Pop-Hits-Laguens-AM-superhitparade-1   Pop-Hits-Laguens-AM-specialdisco1-beatles-beegees

Pop-Hits-Laguens-AM-succes-instrumentaux

 

 

On ne saurait développer plus encore le sujet ici, mais nos aficionados de la plate blondasse insipide se gobergeront de davantage de clichés de la donzelle sur pochettes musicales dans notre tout nouvel album  Anne-Marie, égérie de Michel Laguens, étalée avec ou sans short, édité sur Pop Hits, le site résolument 7.0.

 


Avant de baguenauder plus avant, envoyons-nous un autre petit short, ce que nous autres analystes-programmeurs C++ appelons dans notre langage d'experts s'envoyer un trou normand (aucun rapport avec l'origine régionale d'icelle qui suit) :


 

Pop-Hits-45-Sheila-Nonono-short

 

Merci Annie.

 

Annie aka Sheila, la petite fille préférée des Français.

 

 

Et si, arrivés à mi-parcours de ce petit encart illustré, nous déflorions donc ces reflets d'argents qui nimbèrent tant de shorts de l'époque ?

Hm ?

OK, allons-y :


 

Pop-Hits-Disco-dance-1-Laguens-short

 

 pop-Hits-sonopresse-grandssucces-laguens-short pop-Hits-Treteaux-Grease-Laguens-short 
 Pop-Hits-Hit-Jouvin-35-ro-short Pop-Hits-Hit-Jouvin-35-vo-short 
 Pop-Hits-Musiquesdefilm-Laguens-short Pop-Hits-Orgue-Rivolta-4-Laguens-short 
 PopHits-Parade-des-succes-33-Laguens-short Pop-Hits-PopHitsLondon-Laguens-short 

 

Outre l'étonnement d'une telle rentabilisation d'une seule pose photographique, ces 4 derniers shorts lamés présentés ci-dessus introduisent une double interrogation à la lecture du dernier cliché :

 

Primo : Ce dernier album, intitulé Pop Hits, édité par EM (pour Société européenne de production Eurogram) et interprété par le London Group, est-il en lien avec la fameuse série de la maison Musidisc-Europe, éditrice de la collection Pop Hits, le hit parade chanté, orchestrée et mise en chant par l'excelllllllent Mario Cavallero, son orchestre et ses chanteurs ?

 

Secondemo : Et par surcroît, pourquoi ce billet, à ce point déjà bien avancé, ne nous a-t-il toujours pas gratifié de la moindre pochette pophiette en short ? Perdrait-on de vue l'objectif fondateur de ce site ? Hm ?

 

À la première question, nous répondrons sans hésiter : ne vous y fiez pas, cette utilisation frauduleuse de "Pop Hits" est une honteuse récupération dénoncée en son temps par 40 millions de consommateurs (eh ui, le magazine changea souvent de nom pour suivre la démographie galopante des Hexagonaux). Nous ne saurions dire si le différend se règla sur le pré ou dans les foins, mais la maison EM n'y revint point.

 

Au second émoi, nous vous proposons une habile transition "Pop Hits - short lamé" pour traiter ce domaine fort étrange : pourquoi donc Musidisc, habituellement si chaste dans son iconographie vynilique s'est-elle laissée aller à une telle vulgarité pour l'illustration de ce 49e opus de Pop Hits (la compilation), que nous vous dévoilons dérechef :

 

Pop-Hits-Hit-parade-chante-49-short

 

Ah ça, il faut reconnaître que ce n'est pas d'une grande classe : photo sous exposée, avec effet lapinesque yeux rouges causée par un inaproprié flash, double exposition de mauvais goût croisant orthogonalement la gigasse aux doudous aériens et l'horizon flasque d'un couchant maritime, clapotis sans relief sur une eau saumâtre laissant acroire d'une plage jonchée d'algues vertes, brefle, un dégueulis photographique que notre grand Laguens n'aurait osé présenter à la pire boîte de disques de province.

 

Laguens, lui, quand il déballe du short pour Pop Hits (les disques), il défouraille du lourd, il sert notre Anne-Marie en version rouge et frangée (vous l'avez déjà vue ? hé hé héééé... cherchez plus haut) et travaille la multiple exposition en un habile éventail :


 

Pop-Hits-Hit-parade-chante-31-Laguens-AM-short

 

Le flou général de cette reproduction est causé par le trouble de notre laborantin en charge de la numérisation des pochettes (ou serait-ce du à sa lassitude d'avoir du cadrer une centaine de pochettes de shorts ? allez savoir...).


Dernière évocation shortienne parmi 54 illustrations pophiettes, la footballmania du Mundial 78 y alla de son inspiration en dévoilant les shorts d'une belle paire (d'équipes de joueuses) :


 

PopHits-HitParadeChante-39.jpg

 

 

Et à part ces 3 pauvres pochettes en shorts : nib ! nada ! qued'chique (dans les prés) !

 

Musidisc dauba le short une décennie durant pour des raisons encore non déterminées par nos experts, même bourrés au rosé un soir moite de juillet (ou de septembre, comme ce soir, veille de Saint-Michel torride (la soirée est torride, pas Michou dont nous ne nous prononcerons pas sur la libido)).

Ça n'empêcha pas de nombreuses variations pophiettes sur le slip, la culotte voire des jambes dénudées sortant de très courtes robes (à moins que ce ne soit de très longs tee-shirt). Mais le short ne perça pas dans cette glorieuse collection qu'on visitera en intégralité dans notre classique album Pop Hits, les pochettes.


Revenons à des œuvres secondaires, développées en des formats plus intimistes (les grands visuels sont réservés à la collection cavalleresque, quand même !).


Mais d'abord : un short !


 

Pop-Hits-45-KCheryl-Makingup-short

 

Merci Isabelle.

 

isabelle aka Karen "J'ai-fait-l'école-de-batterie-de-Kenny-Clack-et-je-me-la-pète-partout" Chéryl.


Sacré Karen Chéryl, dont ce 45 tours révèle l'appétance pour des tenues seyantes et de bon aloi (pratiques et élégantes pourrions-nous également écrire, pour reprendre le titre de ce billet piqué d'un sous-titre d'un guide Marabout sur La femme moderne, tome 2 (édition 1965, disponible à la lecture dans mes chiottes), sous-titre d'un passage consacré à l'art de recouvrir ses livres en papier journal, ce qui est résolument pratique et élégant aux dires de la connasses de bourge qui s'encanailla en se prenant pour une proto Nadine de Rotschild de préfecture limousine).

 

Brefle, pour revenir à la casse-burnes Karen, zyeutons donc les pathétiques posters que constituaient les pochettes de certains albums déployées en grand sur le short de la-dite Karen :

 

 

 Pop-Hits-Karen-Cheryl-in-short Pop-Hits-Karen-Cheryl-machos-in-short 

 

Pop-Hits-Karen-Cheryl-short-1

 

 

Tout ceci pour démontrer que le short n'était pas que l'apanage des illustrations de compilations merdiques, mais également l'illustration de chanteuses merdiques.

 

A ce sujet, puisqu'on parle de chanteuses merdiques, voici une brochettes d'autres 45 tours de notre collection (rappelons que toutes les illustrations de cette page sont intégralement tirées du Fond Mario truc pour machin bidule(petit R dans un rond).

Les pochettes de 45 suivantes sont toutes sorties par le grand éditeur Ibach, celui-là même qui produisit alors Karen Chéryl et qui la couche encore dans les fenestrons de la radio nationale des régions dans des émissions consacrées aux grands du rire en de gracieuses transitions pleines d'esprit et de culture.

Imbert Ibach, l'humanité (pas le journal, naaan : l'Humanité ! avec un grand U) te doit l'une de ses plus grandes avancées dans la classe haut de gamme de bon goût subtil.

 

Allez zou ! les 45 :

 

 

 pop-Hits-45-amadeo-1977-short pop-Hits-45-ParadiseBirds-Iamasong-short 

 

Et pour la peine, je vous recolle un short en 45 tours déjà vu plus haut avec sa face A, tout aussi gracieuse (du Laguens, by the way) :

 

 Pop-Hits-45-McKuen-Amor-1977-ro-Laguens-short Pop-Hits-45-McKuen-Amor-1977-vo-Laguens-short 

 

 

Allez, repartons vers d'autres shorts, en visitant pêle-mêle quelques unes de nos galettes des Mario Labs® issues de la perfide Albion (dans certaines collections des plus célèbres du genre), mais aussi de petites maisons françaises de l'Anjou ou de Picardie, toutes du meilleur goût :

 

 Pop-Hits-Hot-Hits-9-ro-short  Pop-Hits-Hot-Hits-9-vo-short
 Pop-Hits-Hot-Hits-11-ro-short Pop-Hits-Hot-Hits-11-vo-short 
 pop-Hits-Topofthepops-metalguru-short pop-Hits-Topofthepops-puppylove-short 
 pop-Hits-Topofthepops-wedonttalk-short Pop-Hits-Manolo-chansonssucces-3-short 
 Pop-Hits-Manolo-chansonssucces-4-short Pop-Hits-Manolo-chansonssucces-5-short 
 Pop-Hits-HitRadioTV-04-short Pop-Hits-HitRadioTV-11-short 

 

Je savais que ça vous plairait.

 

Et si on dansait ?

 

Vous le savez, chez Pop Hits (le site), on aime bien de temps à autres  tortiller du fondement, gigoter du croupion, bambocher du popotin. Cavalons donc sur les shorts des dance floors tels des morpions jambonneauphiles.

On s'amusera par ce petit détour gigotant à reconnaître combien un même cliché peut être réutilisé à l'envi par de médiocres illustrateurs :

 

 

Pop-Hits-ambiance-jeunesse-actualite-14-Short-danse
pop-Hits-short-danse-hitclub 
 pop-Hits-short-danse-nonstoppartyshow pop-Hits-short-danse-dansez-salvador 
 pop-Hits-short-danse-GLove-dansenonstop pop-Hits-short-danse-succes74 
 pop-Hits-short-danse-specialpopparty2-Ro pop-Hits-short-danse-specialpopparty2-Vo 
 pop-Hits-short-danse-26nonstophits Pop-Hits-short-danse-stylers
 pop-Hits-short-danse-tijuana pop-Hits-short-danse-discotheque-8 

 

pop-Hits-short-danse-discotheque-5

 

 

Avec tout ça, et au terme d'un très fin et subtile billet compact et néanmoins fort bien documenté, on ne s'étonnera donc pas d'une telle folie pour le short en cette année 2011 commémorative du bon goût septantien.


Pour notre part, en vue d'instruire nos lecteurs, nous aurions pu piocher dans nos quelques uns de nos sites fétiches pour agrémenter de tant d'autres pochettes affriolantes, mais c'eut été trop fastoche.

Non, rien que de la production locale, du fait maison, du short nourri au grain et numérisé à la main par d'authentiques laborantins à l'ancienne, rats de médiathèques qui, tels des Gaston revenus des archives les plus denses, ont émergé depuis les milliers de galettes du Fond Mario Cavallero Jr pour l'édification vinylique de la jeunesse®.

 

D'aucuns estimeront que ç'eut eu de la gueule de publier des photos de Samantha Fox grande cantatrice des80'z et pompée gonflable de Lemmy connue pour ses poses en seul short en jean déboutonné sur sa gorge.

C'eut eu également du chien de puiser dans les célébrissimes et indispensables Funky front covers, bien qu'elles furent pourtant avares en shorts jusque céans.

C'eut eu de la bravoure de racler le ouèbe avec un aspirateur à shorts croisant des requêtes dignes des Experts monotones.

Brefle, de faire de ce billet déjà kilométrique une somme encyclopédique que n'auraient renier d'Alembert et Manœuvre.

 

 

C'eut été super cool mais c'eut été super trop fastoche. Et ici, la fastocherie, on trouve ça trop pourri.

 


Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 

 

 

Pop-Hits-dansez-vacances-short

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Published by Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - dans Cheese cake covers
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:30


PopHits-Man-Erotica

 

 

L'éveil de la sexualité résonne au fond des bois en un feulement féminin extatique, a dit Lao Tseu.

Ou Michel Sardou.

Enfin bon, un mec qui s'y connaissait en la matière.

D'ailleurs, on en a la confirmation dans tout plein de disques, alors c'est sûrement vrai.

Non ?


 

Rhaaa, pourtant j'en suis sûr, il y a même des tas d'exemples, et si tant de disques convergent, ce ne peut être que le signe qu'un consensus les habite.

Non ?

 

 

Rhalala, vous me faites douter.

Pourtant, la réalité est formelle : une fille qui crie l'orgasme dans une chanson fait vendre les disques avec un taux de pénétration de +17%.

Non ?

 

 

Bon, vérifions sur pièces. Prenons au hasard n'importe quel disque complètement au hasard dans notre discothèque. Tiens, allez paf : Erotica, par Man (et je vous jure que c'est le total fruit du hasard que nous ayons déniché ce disque, récemment rentré dans la collection Pop Hits (le site) par le flair de mon frère d'âme).

 

Introduisons d'abord. Man, c'est 40 années de carrière, de psychédélisme mollasson en rock progressif lourdingue, d'un noyau dur original au surempilement de musiciens remplaçants recrutés chez Manpower tous les lundi matin à l'embauche.

Man est de ces groupes gallois inutiles, débitant des longueurs orchestrales avec force soli casse-couilles, saupoudrés de temps à autres d'un chant aussi crécelleux qu'une vieille cyberpute des bas-fonds de Blerug 34.

 

Coup de génie ou opportunisme commercial, le combo alors encore signé par Pye avant la consécration à venir (consécration aidée par la censure de la beeb, vous allez comprendre) sortait un 45 tours très médiocre, dont tant la face A au ahanement pseudo orgasmique que la face B vaguement psyché ne font nullement regretter que l'histoire ait laissé cette bande de zozos pédants dans ses limbes de la médiocrité, sévèrement garnies en l'occurrence (les limbes de la médiocrité musicale, suivez tudju !).

Nous vous en proposerons ultérieurement dans ce billet un aperçu sonore (ah on est 7.0 ou on ne l'est pas) de cette œuvre pourtant périssable mais que nous ne pouvons nous passer de vous faire connaître.

Rien que pour vous faire chier autant que nous le fûmes à l'écoute.

 

Pourtant, rien n'obligeait à tant de vulgarité pour faire chaud lapin en glissant des râles voluptueux. Quelques mois avant, Gainsbourg avait ouvert le bal en une Décadanse, refusée de sortie par BB et acceptée d'entrée par Birkin.


 

Maître du genre, il combla l'année 69 d'autres râles, dont la plus chouchounante est bien évidemment l'hymne hypersexué  Je t'aime moi non plus où Birkin gravit les marches du 7e ciel sans en faire trop. La classe Mc Fly.

À 2000 années lumières des cris SM de Bambou sur le pathétique  Love on the beat. Arf et toute cette sorte de choses, le roi est nul.

 

Nous vous narrions ici même d'autres essais plus concluants, comme cette terrible et torride version de l'Orgasmatron 2000 XLR par mademoiselle Summer, ici en son et là en image.


Le souverain de la feulerie sexuelle est un Prince qui saupoudra plusieurs de ses chansons de râles féminins ou masculins, comme ce finale hot hot hot d'Automatic, ou cette coquinerie de It, j'en pince et des meilleurs (Cindy C, Soft and wet, usw).

 

 

Tu m'étonnes que, après l'écoute effarouchée d'un Darling Nikki masturbatoire des plus crus (Purple rain le disque et Purple rain le film), une escouade de femmes de sénateurs étasuniens s'émouillèrent de tant de stupre giclant sur les écrans aux heures de grande écoute et dégoulinant par palettes entières sur les gondoles des supermarchés (qu'elles fréquentaient assidûment, tu parles). Soucieuses des chastes oreilles de leurs petits enfants, les marâtres exigèrent que les disques licencieux portent désormais une marque d'infâmie, le délicat sceau Parental advisory : explicit lyrics, aussitôt adopté comme label de qualité pour de nombreux artistes.

Merci Prince, tu es vraiment le king du marketing.

 

Et l'on déroulerait un paquet d'autres artistes, usant du procédé qui avec des voix féminines directement puisées dans d'authentiques faux films de boules (on reconnaîtra ainsi un extrait du Septième sceau sur Paul's boutique des Beastie Boys), qui avec des feulements androgynes laissant des traces toutes mouilles aux auditrices de la sex machine, mister Jaaaaaaames Brown !

D'autres balançaient leur mâle assurance à longueur de chansons, "Hou !" par-ci et "Han !" par-là, merci Iggy, Robert Plant & Cie.

 

Rien que pour le plaisir de l'évocation, le finale du French Kiss de Lil' Louis est un bijou que cette ci-après version courte émasculée peine à rendre la pleine jouissance de la version longue, très longue :

 


 

Plus pervers et moins pépère, Richard James troubla les râles et les corps en une mise en répétition dérangeante de sa trogne de tueur en série sur les corps masculins et féminins de rues californiennes en chaleur. On ne peut s'en lasser :

 

 

 

Notre fidèle Coutin, encore bien vivant et à qui nous rendions un hommage bien minable et minuscule sous la cheville de l'anar gauchiste qui découvre qu'il composait inconsciemment du rock orgasmique comme pas deux.

 

Mais qui mieux que nos amis d'outre Quiévrain de Chakachas pour balancer un Jungle fever des plus moites, dont les harangues extatiques ont été hurlées sans contrainte par la compagne du grand Tito Puente, chanteuse de tête du groupe, pour être ensuite gravées en 45 tours et en 33 itou.

Le morceau fut un hit en 1972, et entra dans le panthéon des morceaux des plus samplés de tous les temps, à commencer par Public Enemy et 2 live crew, excusez du pneu !

 

Durant votre écoute, quoi de mieux que de visiter la discographie du combo belge des Chakachas, belge mais qui se soignait en confiant certaines de ses pochettes au grand Michel Laguens, qui nous gratifia avec ce groupe de ses clichés parmi les plus classieux.  

Pour zyeuter les pochettes, remplissez vous les esgourdes avec ce funk basique et orgasmique.


 

PopHits-laguens-chakachas-junglefever-sp

 

La même chanson, en version album, illustrée également par Laguens :

 

PopHits-laguens-chakachas-stories-lp

 

Et le titre Stories introduisant l'album éponyme, également sorti en 45 :

 

PopHits-laguens-chakachas-stories-sp

 

Quelques 45 tours des Chakachas, du mitan des 60's au début des 70's (light edition) :


PopHits-chakachas-aymulata PopHits-chakachas-enfantsterribles


PopHits-laguens-chachachas-chakachas

 

 

Un petit tour par Nico Gomez et son orchestre jumelé avec les Chakachas (les musiciens s'y croisent, dont Gomez), et toujours l'œil du grand Laguens, dont la maison de disques réutilise une des photos de la session également utilisée pour le 45 précédent des Chakachas (session qui fournit également des compiles bossa, un album de Perez Prado, etc.) :


PopHits-Laguens-nicogomez-vivamerengue

 

 

La version néerlandaise de l'album, illustrée d'une autre photo de Laguens (bien que non créditée sur la pochette) reprend exactement les mêmes titres. Un bon conseil : ça ne sert donc à rien de l'acheter...


PopHits-nico-gomez-vivamerengue-nl

 

Ah, je vois que certains ont reconnu le short rose de la dame et qu'ils se ruent sur les billets précédents dans Pop Hits (le site) pour en retrouver la trace (du short rose). Ha ha ha ha ha ha ha ha ha les filous !

 

...

 

...

 

Brmpf.

Le grand album de Nico Gomez, c'est ce Ritual, album pas mal (bien qu'un peu limite question je te mélange de la rumba avec du funk, du chacha et de la salsa), réédité en cédé mais qui perd dans ce format plastique de sa superbe sans ce magnifique tirage, toujours laguensienne, toujours issue d'une autre session photo qui servit (entre autres) aux Chakachas. Quelle imagination !

 

PopHits-nico gomez-ritual

 

 

Même s'il n'était pas le fondateur des Chakachas, son guitariste était une pointure bien connue des fadas d'exotica made in Europe : le grand Nico Gomez, pas vraiment Perez Prado (d'ailleurs il ne soufflait pas dans sa guitare) mais avec des idées bien barrées pour un quasi-batave, baptisé de naissance Joseph Van Het Groenewould. Ah ui, quand même, c'est moins sexotique que Nico Gomez.

Allez, d'autres gomezeries parmi un petit paquet bien fourni :

 

PopHits-nico gomez his orchestra nico gomez et son orchestr PopHits-nico-gomez-bossa-nova

 

 

Ayé, vous avez tout vu en écoutant jusqu'au bout Jungle fever ? Bien, reprenons notre exposé.


Brefle, question thermostat 10 au fond du calesouif, nombre de musiciens lâchèrent les cris qui tuent pour donner une ambiance qui chamarre et chavire dans leurs chansons, géniales ou grotesques.

 

Revenons donc à nos hommes nommés Homme. Non Homme comme le grand Josh, mais comme Man, en anglais dans le texte. Au singulier. Même s'il étaient plusieurs (on eut alors dit Men, mais bon, on ne va pas passer 3 plombes sur la leçon 5 du pluriel dans la méthode Assimil d'anglais)

 PopHits-eroticavinylMan ne pouvant fonder sa stratégie marketing sur l'accolage d'une étiquette référant à l'appellation d'orgie contrôlée Parental advisory etc. qui n'existait pas encore pour vendre son disque en 69, année ésotérique si l'en est, ce fut sans grande imagination qu'une photo torride fut choisie par Pye records pour illustrer la pochette (en tête de billet, tout en haut là-haut).

Une blonde langoureuse, paupières closes et lèvres purpurines entrouvertes, jouait vénêneusement l'appât commercial. Pour renforcer l'effet suggestif, la pochette est barrée d'un Erotica incarnat et tremblotant, annonciateur d'une débauche sonore des plus turgescentes dès que la crêpe plastique noirâtre serait déposée sous le chatouillis d'un saphir aiguisé.  

 

Las, à l'écoute, l'auditeur reste sur sa soif, les ahans de la fille étant aussi érotiques qu'une trayeuse en mode autonettoyant, et la musique aussi chaudasse qu'un jingle d'attente de salle d'attente de dentiste.

D'ailleurs, pour que vous vous en fassiez une opinion éclairée sur pièce, les Mario Labs® ont numérisé les deux faces de ce disque, rien que pour vos yeux (surtout les oreilles).

 

Ouhlala ! Avant d'écouter, une sympathique lectrice audiophile et danseuses méritante nous écrit pour nous demander :

"Comment puis-je reconnaître que j'écoute un authentique enregistrement des Mario Labs® et que je ne me fais pas rouler par une vulgaire contrefaçon ?" nous demande Nadine M., de Gerardmer (88).

Ah, belle question qui te turlupine, chère Nadine M., de Gerardmer (88).

 

Saches, chère et douce Nadine M. qui se turlupine toute seule dans son grand lit à Gerardmer (88), qu'on reconnaît les travaux des Mario's creative conno multimedia laboratories® grâce à tous les scratchs, rayures et autres grésillements d'origine, et notamment en introduction le véritable craquement non trafiqué ni expurgé du diamant qui atterrit sur le vinyle véritable, disque respecté et préservé tel qu'il est dans la nature, sans nettoyage superfétatoire ni adjuvant superflu.

C'est à ces efforts technologiques, issus de la conquête spatiale, que les Pop Hits Slurps recordings de la collection Pop hits spectruuum sounds proposée par Pop Hits records corp. unltd. (une division de la Sonowarmer worldwide (à Besançon)) sont reconnaissables parmi cent productions discographiques.

Foin du son FM et des compressions de mauvaise qualité, haro sur les remasters overdubbés et les downloads FLAC hyperlèchés : exigez la qualité Mario Labs® !

 

 

Et maintenant, chère Nadine M., chères lectrices et chers lecteurs, devenez quelques minutes également des auditeurs de la bouillie estampillée Man, dont seule la face B pourrait éventuellement laisser accroire d'un quelconque intérêt (si tant est que vous avez des goûts de fond de bidet), mais dont la curiosité l'emportera et vous mènera au bout du bout de ces deux plages ci-après numérisées :


La face A : Erotica

 

L'autre face 2 de l'autre côté : Don't just stand there

 

 

Ah ça, vous étiez prévenus.


 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

 

 


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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 12:26

 

2011-PopHits

 

 

Le lancement de 2011 s'est effectué ce jour à 13.26 GMT. La fusée Pop Hits 7.0 a fait du bon job : un nouvel album de pochettes est désormais en orbite dans la colonne de gauche, consacré à George Shearing, pianiste chéri de la lounge latino-croonante du mitan des 50's à celui des 60's.

Bien que fils de mineur natif de la perfide albion, Georgie a fait ses armes dans les clubs de jazz et les studios de la MGM puis de Capitol étatsuniens de la grande époque, croisant alors les Nelson Riddle et Ole blue eyes dans ces couloirs des plus enviables de tous les temps.


Shearing donc, que le lectorat pophitsien connait déjà pour avoir naguères contemplé l'un des dos les plus épilés à l'ouest du Pecos :


 

PopHits-Shearing-Moodlatino

 

Mais en ce jour du jour de maintenant aujourd'hui à cette heure du jour d'aujourd'hui, pourquoi Shearing à l'honneur ? Hm ? Par prétexte, [  ] ma chère [  ] mon cher (cochez l'occurrence pertinente pour une lecture fluidifiée). Un prétexte offert par ce clone de Liz Taylor (est-ce liz ou n'est-ce-t-elle ? si c'est elle, ça ne se sait) remarquablement mise en situation dans nos vœux de cet an, là haut en tête de page.

 

Petit jeu, d'abord, sur la base d'un scan de très mauvaise qualité:

 

PopHits-shearing-inhifi-800

 

 

Ca ne vous dit rien ?

Rien de rien ?

Revérifiez notre faire-part de vœux pour cet an de grâce 2011. Là, en haut.

Ayé ? Z'avez trouvé ? Bien.

Eh ui, d'une délicate main délicatement ornée d'un vernis incarnat, d'une paire de colifichets Baxter_Tamboo.jpgemperlés et d'une tige au tiers consumée, une brune au bustier immaculé sélectionne dans un présentoir un cartonnage contenant l'un des enregistrements les plus purs du maître au Steinway lounge. Le posera-t-elle (l'enregistrement, pas le Steinway) sous le saphir de son pick up ?

Ou lui préfèrera-t-elle l'exotica rugissante d'un Les Baxter dont le Tamboo ! nargue les sens en tête du porte-disques ? (nous visiterons Les Baxter un de ces jours, ou peut-être une nuit, mais laissons là le mambomaniaque pour l'instant, nous avons fort à faire avec son compagnon de swing latin).

Gageons que, surprise en un de ces gestes si délicieux que savoure tout discomane en quête d'un nouveau vinyle à déflorer de son emballage polychrome, cette brunette taylorienne ira jusqu'au bout de ce geste ainsi lancé. Imaginons donc l'instant d'après, celui de la pointe chatouillant son sillon échancré (celui du disque, pas de la nymphette, voyons), et découvrons avec elle quelques extraits sonores-z-et visuels de George Shearing :

 

 

 


 

 

On appréciera ce groove en mirant de belles pochettes graphiques :

 

PopHits-shearing-caravan PopHits-shearing-ihearmusic

 

 

Et d'autres plus glamour :

 

PopHits-shearing-burningbrace

 

PopHits-Shearing-Here--Now-n PopHits-shearing-concerto

 

 

 

D'autres encore au dessin plus moderne (les 60's arrivent, les jupes racourcissent, le style s'épure) :

 

PopHits-Shearing-New-Look-n

 

PopHits-ShearingBossaNova PopHits-Shearing-Rare-Form


PopHits-shearing-fool

 

 

Et puis des duos avec de belles pointures de la glotte crooneuse :

 


PopHits-shearing-wilson-L

 

PopHits-Shearing-In-The-Night-n PopHits-shearing-natkingcole

 


PopHits-shearing-lee-Beutyandthebeat

 

Peggy Lee aussi ? Ah ben ui ! Et quel titre d'album ! Écoutons :

 


 

 

 

 

 

Passons au cœur du propos, au gras du coin-coin confit, à la moelle si savoureuse de l'œuvre graphique des pochettes de Shearing : une part non négligeable de la production du maestro paraît avoir été titrée par des Oulipiens en variations infinies autour du "satin" et du "latin", autant de croisements aliterrant à l'envie la douceur soyeuse d'une musique de cocktails et la chaloupe sud-américaine de variations trémoussantes.

Observons :


 

PopHits-shearing-latinescapade

 

PopHits-Shearing-Latin-Affair PopHits-Shearing-Latin-Rendezvousn

 

 

PopHits-shearing-blacksatin

 

PopHits-shearing-bluechiffon PopHits-shearing-satinaffair

 

PopHits-shearing-velvetcarpet PopHits-shearing-deepvelvet

 

PopHits-shearing-whitesatin

 

 

Ah, du frou-frou en veux-tu en voilà (tiens, en voilà) qu'on se rêverait parmi les rouleaux d'étoffes du Marché Saint-Pierre. Ca chatoye dans tous les coins, la musique nous caresse le derme avant même avoir déposé la galette sur la platine, magie des grandes pochettes de disques qu'on découvrira avec d'autres dans ce nouvel album de pochettes en grands formats enfin réunis sur un seul site ouèbe pour la première fois au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !).

 

Ce n'est pas aujourd'hui qu'on osera édifier une telle unité dans une œuvre discographique.

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

PopHits-shearing-latinlace

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:00

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-1

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-3

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-5

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-6

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-8

 

 

Pour faire la guinche, rien de mieux qu'un disc jockey maison. Grandes et petites galettes vinyliques fournirent rapidement à la jeunesse dévergondée les moyens de danser en costard cravate et jupe serrée.

Ah ! jeunesse captive au marquettage des plus cyniques...

Les multinationales envahirent les médias de leurs chevaux de Troie les plus torves. Parmi les firmes les plus perverses, certaines couplèrent la vente de leurs petites compiles vaguement gigotantes avec la présentation de leurs meilleurs produits en dos de pochettes. La Bonnèterie de Moreuil (dans la Somme) étaient de ces monstres planétaires usant de leur puissance financière pour contraindra leurs cibles fragiles et les enjoindre par des mises en situation favorable à acheter leurs daubes tricotées.

Rhabillée pour l'occasion en une marque sexy (Bomo, ça claque, ça gicle, ça mouille !) reprenant habilement les radicaux de son nom, la Bonnèterie de Moreuil acheta par l'entremise de Jean Berthier Publicité (rha le bâtard) des productions clé en main à divers éditeurs phonographiques d'alors (Auteuil, Wagram...) en petits paquets de 4 chansons.

Comme d'hab', des orchestres professionnels de seconde zone y reprenaient à leur fade sauce quelques unes des scies du moment, rejouées pour diminuer les rétributions aux interprètes originaux.

Comme d'hab', le sens de la fête se décline en une accroche visuelle où une jeune femme (parfois accompagnée d'autres puceaux) charme le chaland par des poses aguicheuses. Chez Bomo, la quiche aguiche par la guinche chaloupée, la trinque d'une coupe ou la glisse d'un saphir sur son pick up portatif, c'est selon l'humeur du photographe (Jean Ray, connu essentiellement pour ses Ekta pour Bomo).

Comme d'hab', un habillage conceptuel dessinait un cadre moderne à ces livraisons : Discothèque Bomo (le côté collection pro, dont chaque opuscule est numéroté comme il se doit pour être ensuite classé dans les étagères juvéniles), Boum Bomo (la fête, la jeunesse, et l'allitération sonore du slogan qui claque), tous les succès du "HIT PARADE" pour faire up to date. Et tous ces mots si anodins mais qui résonnent dans les cortex post-pubères comme autant de sonnettes pavloviennes, les faisant saliver d'avance du panard qu'ils ne manqueront pas de prendre.

 

Le panard, c'est le cas. Bomo, roi mondial de la chaussette et de la jarrette, établit alors son coup de maître, qui assit sa supériorité marketing sur tous les autres nouveaux mécènes des arts émergents. Ce blitz krieg commercial dépasse l'habituelle réclame qui se réduit généralement à ne citer que son nom sur la pochette ou à offrir ces disques comme cadeaux promotionnels pour l'achat de 3 paires de chaussettes jersey.

Non, Bomo frappe un double grand coup (au porte-monnaie) : comme ses grands frères de La redoute, Bomo ne diffuse pas gratos mais fait payer son catalogue de produit à ses clients, alors même qu'ils vont à nouveau se délester de quelques Nouveaux Francs pour des cardigans violets (rrrrrrr). Car ces coquins tisserands picards présentaient à chaque livraison de leurs Boum Bomo que venaient d'acheter les pauvres bambins 4 de leurs produits au dos des pochettes, escomptant des actes d'achats compulsifs supplémentaires. 

Les salauds !


 

PopHits-SurPats-BoumBomo-1vo

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-dos2

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-dos6

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-5vo

 

Les filous !

Comment vouliez vous résister devant de telles offres de produits de qualité à portée de bourses, alors que vous aviez déjà abattu toutes résistances à cette marque démoniaque dont vous vous délectiez de la musique de sauvage qu'elle larguait sur une jeunesse en pleins émois sensitifs d'un corps turgescent ?

 

Les sagouins !

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.

 

 

PopHits-SurPats-BoumBomo-Pat

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 20:00

 

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PopHits-SurPats-72253

 

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Ah, il fut un temps où l'on savait passer de joyeuses fêtes. Surpat's, boums et autres surboums étaient le lot hebdomadaire de la jeunesse prébabyboumique, celle post-zazous qui née au mitan des sombres 30's allait se faire laminer par yéyés, beatnicks et autres babas.

Cette jeunesse n'était pas encore complètement celle des teenagers, même si à plus de 20 printemps on était encore considéré comme un gamin à peine pubère. Et pourtant, c'est qui qui a explosé la baraque en guinchant avec sa musique de nègres, le wakenwo ? Hm ? Eh bien c'était ces jeunes vieux qui guinchaient en costard cravate et jupe serrée, s'encanaillaient au Martini en écoutant les petites galettes conçues savamment par la maison Barclay, qui ne savait d'ailleurs trop comment expliquer à quoi serviraient ces 45 tours 4 titres qui commençaient à déferler dans les maisons d'électricité-radio au côté des pick up portatifs Teppaz.

Le texte de note de dos de disque éloque à ce titre (à relire très vite avec une olive dans la bouche) :

 

PopHits-SurPatsBarcl

 

 

Ah b'en ui, on ne faisait pas la fête comme ça, en improvisant un mix via son iPhone pluggé sur deezer dévidant une liste pseudo-chiadée de tubes de seconde zone de quand on étaient ados, c'est tellement ringard que c'en est jouissif. Nan, on ne faisait pas la fête comme ça.

Que la surpat' soit petite ou grande, on sélectionnait des compilations de succès du moment, tantôt rythmée (cha cha cha, fox trot et boléro-mambo), tantôt suave (slow, slow ou slow). Bon, après, ça s'est un peu déchainé côté rythmes, mais en gros, les bases étaient là : une sélection équilibrée.

PopHits-SurPats-45epstandardEn 1958, les tubes des surprises parties étaient assez divers et puisaient primo dans le répertoire franchouillard du moment, et deuxièmemo dans celui de musiciens exotiques qui nous ravissaient en calypsos, rumbas et autres afrocubaineries. Quoique s'ils étaient parfois authentiquement importés (Ben, Raoul Zequeira, Primo Corchia, 'fin bon tchois), le plus souvent on faisait l'affaire des reprises (jamais d'originaux malheureux ! faut payer le moins de droits possibles !) en embauchant d'anciens orchestres de baloche reconvertis dans le nouveau swing pour jeunes vioques dansant en costard cravate et jupe serrée (ah ça, je n'arriverai jamais à m'en remettre de leurs dégaines coinçosses, tout petit déjà, ça m'atterrait quand je mirais les 45 de ma mère (qui est de cette génération là, comme vous l'aurez deviné, c'est l'instant Freud de Pop Hits, marquez le en signet dans votre navigateur)).

 

Brefle, les conseils musicaux fournis en dos de pochettes étaient une justification quasi ingénieriale au résultat ainsi produit. L'information débordait de tous côtés. Outre le titre des morceaux et le style de danse qu'ils requéreraient lors de la surpat' (on disait surpat' pour surprise party pasqu'on était jeune, et les jeunes ça cause pas comme des vieux, même si ça dansait en costard cravate et jupe serrée, eh ui), on pouvait se délecter de plein d'infos sympas, comme par exemple des tas de numéros indiquant la cote et la collection du disque, les infos sur l'imprimeur de la pochette (mais tellement rarement le nom du photographe, malheureusement), les références maisons du format (ici le 45 ep standard, décliné diversement et plusieurs fois des deux côtés).

Et surtout, l'incontournable liste de quelques uns des autres disques du genre qu'on pouvait se procurer chez le même éditeur dans la même collection (alors que Metallica ne colle pas la liste de tous ses albums précédents sur ses mp3 napster, comme quoi tout se perd). 

Tiens, gad' si tu m'crois pas qu'on pouvait faire tenir autant de choses sur si peu de place (ce sont des 45 tours et leur reproduction est ici quasiment à taille réelle) :

 

PopHits-SurPats-dos

 

Ah, tu vois.

Et s'il n'y avait que ça comme infos, ce serait trop simple. On rajoutait également sa petite touche perso, en pourrissant au stylo la pochette d'une indication majeure : le nom du proprio du disque. Arf, gasp et toute cette sorte de choses. Ces raturages étaient motivés pour des raisons aussi diverses que le manque de confiance dans les potes qui pourraient mettre la main sur vos deux disques amenés pour faire la fête chez Bernard (quoi que Bernard, ça va, mais c'est sa sœur Brigitte qui est une grosse chourreuse). Ces scribouillis avaient également vocation de se souvenir de quand c'est qu'on a été l'heureux récipiendaire de ce disque, par achat ou par cadeau. Même que, lorsque c'était un cadeau, le donateur pouvait également baver son nom dessus, de peur que l'autre oublie qui lui avait offert un tel trésor.

Brefle, le bonheur des collectionneurs 50 ans plus tard qui ne ramassent que des torchons gribouillés de partout s'ils veulent lâcher moins de 12 € le skeud d'époque.

 

Mais le clou du truc qui sert à rien de rien, c'était ces conseils pour mieux s'approprier cette nouvelle technologie du divertissement. Comme les vieux (les vrais, ceux qui étaient en costard cravate et jupe serrée mais qui ne dansaient pas sur des mambos-sapins, eux) qui concevaient et vendaient ces disques à une jeunesse juste bonne à se trémousser le fion le pif dans le Martini ne faisaient nulle confiance en cette jeunesse qui dansait en costard cravate et jupe serrée, ces vieux, donc ('suivez ? c'est bien), donnaient de doctes conseils pour l'usage optimal des disques microsillons, des saphirs du pick-up et du canapé des parents qu'il fallait nettoyer avant qu'ils rentrent vu que Claudine avait encore renversé son Martini dessus, c'te gourdasse.

Lisez, vous verrez que j'invente pas (sauf pour Claudine, c'était un exemple didactique) :

 

PopHits-SurPats-conseils

 

Pureté sonore mon cul : c'était tellement naze comme pressage que je n'ose vous en proposer l'écoute du mondre extrait (ou peut-être est-ce que c'est ma flemme de ripper l'une de ces merdes, va savoir).

Remarque, ce genre de conseils débilos sur comment utiliser un disque a encore été tartiné au mitan des 80'z dans les livrets des premiers cédés. Ils avaient peur qu'on les passe au grille-pain ou quoi ?

 

 

En tout cas, il y a 50 ans, on savait passer de joyeuses fêtes. C'est pas comme maintenant, avec tous ces jeunes avec les cheveux longs, des benouzes qui montrent le calebard et des jupes au ras du moteur.

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

surprise-party-teenagers

 


 

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:00

Football

 

Dans les vestiaires avant de rentrer
Pour commencer à nous échauffer
Tous en choeur nous chantons
On est les rois du ballon

Quand on arrive sur le terrain
On les entend frapper dans leurs mains
Avec eux nous chantons
Saint-Etienne sera champion 

allezlesvertsAllez !
Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters
On va gagner
Ça c'est juré
Allé-ez
Allez

Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
Nous on joue au football
Et on n'a pas de frontière
Main dans la main
On va plus loin, plus loin

Allez, Alleeeeeeez les Verts

Les supporters sont venus de loin
Ils sont fidèles, ils nous aiment bien
Ils font sauter les bouchons
Quand Saint-Etienne est champion

 

La honte planétaire d’une équipe de branlouzes gominées humiliant une nation fière de son football Panini n’aura même pas été rédimée, atténuée, adoucie, par une compensation primesautière en la traditionnelle guillerette ballade d’encouragement qui reste dans nos cœurs et dans notre patrimoine chanté. Las, la FFF se fout du monde et aucun hymne officiel ne rachètera cette pathétique saison internationale cuvée 2010.
Là où nos sympathiques hôtes ont su égayer les représentations télévisuelles mondiales par le bourdonnement nauséeux de leurs joyeuses vuvuzelas, les cohortes vagissantes des bistrots et places à grand-écran tricolores désespérait disposer d'aucune chansonnette à beugler pour soutenir la troupe de souteneurs multimillionnaires qui cavalait vaguement à la quête d’une baballe à enfiler au fond d’un filet. C'était pas les
initiatives qui manquaient pourtant.


domenech.gifDingue ! C’est pas de mon temps qu’on se serait laissé aller à une si piètre impréparation. À l’époque, on savait convoquer les Dalida, les Monty, la crème de la glotte hexagonale gloussant des refrains vertigineux d’esprit en hommage appuyé aux moustachus chevelus qui naguères baguenaudaient en culotte polyester sur des gazons clos de murs teutons. Clos et bien claquemurés vu que longtemps le français footballeur se cogna des schleus dans le cigare au moindre virage, contrecarrant ses rêves d’étoiles et de coupes. Brefle, on se rabattait sur les matchs le dimanche tantôt, nos héros avaient la coupe de cheveux des Jackson 5 et leurs publics de Guingamp à Gueugnon se moiraient de couleurs qui chattoyent presque ton sur ton avec la couperose ambiante, mêmes arcs-en-ciel qui maquillaient mémère et l’enfilade de gnons à suivre dans sa margoulette dès la sortie du match de son époux aviné (embierré plus souvent, d’ailleurs : la boisson nationale n’a jamais su conquérir les gradins faute d’avoir su se diffuser en canettes aisément jetables sur la tronche aux connards d’en face).


Notre témoignage d’époque (le skeud en couv au dessus, là, un vrai de vrai édité chez mfp, vous ne croyez quand même pas que nous avons aussi mauvais goût pour inventer de pareilles pochettes même si on est capable du meilleur) n’est pas de la pire espèce, oh la la, loin de là. Cette gallette convie en 40 minutes et 11 (oui, onze, remarquez la finesse) titres la fine fleur des équipes de D1 d’alors, nonobstant un oubli coupable du Allez Stade de Reims, rapport que les Rémois de 77, bien que l’ombre de leurs anciens avaient quand même encore combattu au plus haut niveau de la finale de la Coupe de France perdue l'année précédant l’édition de ce disque magnifique : 1978.


France7878 donc. Un 33 tours de 78, résolument moderne (j’ai comparé avec un 78 tours de 33, y a pas photo : c’est comparativement résolument moderne), gravé de l’œuvre des Crévaindieu, ensemble choral monté pour l’occasion par l’immarcescible Gérard Doulssane. Mais si, souvenez-vous : ses disques de comptines pour enfants, ses compositions paillardes comme Tout nu ou Effleurer Marguerite, sans oublier 
Vive le Onze de France, L’hymne à la coupe du monde, du grand art dans une cohérence toute vaticane ! D’ailleurs, davantage que de Coupe du monde, on causait alors du "Mundial", qu'on articulait "Moune’dial", avec ce petit air exotico-hispanisant qui nimba 3 coupes du monde d’affilée, de l’Argentine dictatoriale au Mexique et ses intempestifs interludes de mariachi pour faute de rupture de faisceau, en passant par la Lorraine sévillane et un coup de saton dans les ratiches à Battiston. À ces époques, c’était la chanson qui rassérénait les immanquables échecs, la faute aux poteaux carrés, aux boches brutaux et aux sangliers qu’avaient sûrement mangé un truc trop lourd.

En ces temps vierges de l'hédonisme studio-line et de l'individualisme mercantile, la chanson de supporteur était une mobilisation pour aller de l'avant derrière les joueurs, tous ensemble tout devient possible, on ne se regarde pas le nombril à soi mais dans celui de la Patrie, allonzenfans et tout le tintouin.


 

On savait parfois améliorer le brouet musical souvent plus proche du rata de casernes que de la barbapapa par l'adjonction des voix de la France éternelle, les domestiques, celles qui entrent dans la maison par le fenestron et dans la 504 par le blaukpunkt calé sur RTL, patinées par le cirage sur les pompes aux dirigeants, voix pour certains encore en formation mais si prometteuses (seul Drucker saura mieux s'éclaircir la voix après léchages de culs en cascades) qu'on les bombarda sur le champ porte parole officiel :


On s'étonne qu'avec ça l'équipe pilotée par Michel Hidalgo n'a pas dépassé le premier tour argentin. Les contributions plus érotico-martiales d'une speakerine rigolarde et d’une immigrée italo-égyptienne ont donné plus d'allant en 1982, propulsant jusqu'en demi-finale la bande à Platoche, un semi-métèque de ceux dont la France rassie des supporteurs de foot aime parfois à s’enticher pour cacher son racisme ordinaire derrière quelques bons immigrés polaks (Kopa), ritals (Platini, donc) ou kabyles (le Zizou musqué, qui évita la honte de la pub SFR pour ne pas devenir le plus célèbre kabyle téléphonique). À part ces quelques cautions pas complètement d'chez nous mais bon c'est pas pareil, y travaillent eux, la haine de l’autre est souvent portée en étendard par les Dupont-Lajoie qui se passionnent pour le foot. Leurs chants de stades et de bars glorifient la rage destructrice en des Marseillaises au petit pied, faut écraser l’abruti de l’autre côté du stade, lui « faire mordre la poussière », « On est chauvins / On n’y peut rien / Au fond c’est humain », sic transit et toute cette sorte de choses.

 

C'est pitoyable et paradoxalement on se régale des géniales bien que basiques paroles de Raymond Lefèbvre sur la délicieuse musique de Bachelet pour la pépite cinématographique de Jean-Jacques Annaud Coup de tête, en 79. Ce texte terrien, terroirien, qui accompagne les pérégrinations d'un Trincamp amateur qui fleure bon la province réelle (et la province légale), ce livret n’est que si peu caricatural qu’on va s’en prendre une rasade et qu’on cliquera en-dessous pour s’en farcir également les esgourdes et après aussi pour astiquer les mirettes et les zygomatiques par surcroît :

 

 

La victoire au bout du pied
Et la gloire au fond des filets
L'ennemi désemparé
Nous vaincrons, nous serons les premiers

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Sur le stade les vainqueurs 

Sur la balle les meilleurs
Garde-à-vous petits footballeurs
Le Voilà, le voilà le bonheur

 

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

 


Il faut quand même reconnaître qu’à l’époque, lorsqu’on choisissait des hymnes, ça jactait en français. Pas cette ringardise mondialisée que fut la réutilisation anachronique de la tuerie de Gloria Gaynor par une multinationale du short pour mieux refourguer son produit invincible black blanc beur. Balancer une musique apatride aux paroles incomprises à ces meutes bêlantes s’accaparant la victoire de 11 hydrocéphales chahuteurs de vessie de porc, faut pas s’étonner que l’esprit de la chanson de supporteur national se perde et, partant, que les équipes perdent l’esprit du sport simple, collectif, généreux, patriote et viril.

 

Ah… si Francis Lalanne ou Diam’s nous avaient gratifié en 2010 d’une antienne francophone et entraînante, pas une médiocre rigoulardise  narquoise, peut-être qu’on ne passerait pas nos vies sur google à traquer qui est le traître et qu’on se consolerait à siffloter un doudou musical réconfortant. L’énergie communicative d’une bonne chanson, y a que ça de vrai sur le groupe (pas le groupe Crévaindieu qui gratte et qui tape ses instruments, non, celui qui tape la baballe, « le groupe », comme on dit dans notre jargon de coachs quand on cherche à valoriser l'abandon de tout amour propre dans un troupeau de collègues de bureau). Avec une belle chanson, nos gars auraient peut-être soudé leurs égos en un collectif.

poules-jardinRemarque, ça n’apporte pas l’intelligence, le collectif. Avec en tout 23 neurones, collectif ou pas, on va pas beaucoup plus loin qu’une poule (quoique, au moins, c’est grégaire, la poule, et ça joue souvent collectif, la poule, quand elle est avec d’autres poules (pasque quand elle est toute seule, elle est plutôt du genre à se la péter genre « La vie de ma mère va t’faire enculer sale fils de pute que j’irai pas dans ton plat au four, sale fils de pute », vous voyez le genre de poule (ça donne envie de la taper, la poule))).

 

Bon, on ne va pas y passer Noël ni le 14 Juillet (ni même le 22 juin) et nous allons derechef déguster une bonne tranche de verdure, vu que c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait quand même les meilleures tambouilles.

Et pis en ces temps de bachot, l’épreuve de français, qui devrait s’enorgueillir l’an prochain dans la liste des nominés à l’étude grammatico-stylistique de l’entrée du vieillard maniaque (de Gaulle sans son registre « J’ai les mémoires qui flanchent » aux envolées villepineuses des grands heures), le bac français, donc, nous rendrait service à se pencher un jour sur les subtilités palimpsestes de ces quelques vers (évidemment les plus forts) qu'on ressert pour les analyser pied à pied (les vers) :

« Qui c’est les plus forts
Évidemment c’est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters

On va gagner
Ca c’est juré

Allé-ez

Allez ! »

C'te style ! C'te syntaxe !!! Ça enfonce quand même largeosse pépère Victor. Et en plus, il y a de la musique aux pieds de ces vers, trop d’la balle.

 

Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.


 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:00
manson-loggins


Au soir de sa vie, lorsque l'hominidé laisse vaguer son esprit dans le rétroviseur de ses jouissances passées, un rouge-gorge sifflote les riches heures de ses découvertes culturelles d'antan, là, au mitan des magnifiques et classieuses 80'z. L'archétypal bandeau éponge rose fluo, les chevelures épandues sur les nuques en imitations variées d'un Darren Mullet immortalisé, le saxophone roulant sur les dégoulinures synthétiseuses, chaque caractère aujourd'hui oublié dans le revival esthétisant et négationniste de ces années bien plus humaines et touchantes que ce que les MGMT et autres Mika voudraient nous faire avaler.
 
Alors, le duo chantant se menait complice et coquin quand aujourd'hui il se joue agressif et sexuel.

Alors, la dualité se dégustait comme une équation de base en de mirifiques collections désormais réunies en
un album exclusif ©Pop Hits le hit parade chanté (reproduction interdite y compris l'URSS, courtesy of Mario Creative Conno multimedia laboratories®) offert en colonne pour le plaisir des yeux et des slips (dons acceptés via Paypal). 

Alors, l'amour exultait encore, certes un brin moins
nunuche que lors de la précédente décennie, ultime baroud d'honneur sous les coups de boutoir du cynisme thatchero-reaganien qui nimbe désormais les productions musicales.

Ah. 

Mais ça, bien évidemment, personne n'ose le dire.



dollie-queen-ro
dolie-de-luxe-vo
barrevide




dolie-rock-opera-vo
dollie-rock-ro



love-rescue

cocciante-thibault
jeannot-voulzy




les-costa



david-jonathan
gray-barbelivien



saysaysay

Une production indé de première bourre (exhumée par la Reine du Mouv' et pointée en rose par les Mario Labs®) :

 
when-the-rain
jack-white



karen-twister



elli-et-jacno
peter-sloane



elsa-medeiros



modern-talking
modern-talking-youcan





wham
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:00
power-bano-enlaces

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Art 5- Il en est de même pour la non inclusion ou presque d'extraits sonores ou vidéos, parce que d'autres sites font très bien ça (comme notre ami Ringard Willycat par exemple), et surtout que jépaksaafout' ! Ou presque.

Art 6- Tout litige sera jugé par un tribunal populaire constitué par nos soins sur la base de quelques amis Yougos et de leurs fidèles battes de base-ball. Nous ne garantissons en l'occurrence aucune rotule ni cock ring.

Art 7- La présente publication sera complétée sous peu d'une seconde édition, résolument moderne, résolument glamour, résolument 80'z. Un album consultable à distance reprenant l'intégralité de ces publications en un format collector de 700 pixels de côté sera alors offert aux plus fidèles des spectateurs du site Pop Hits le hit parade chanté, en l'échange des vignettes de toutes les chansons de Jeane Manson présentes sur Pop Hits le hit parade chanté et renvoyées sous enveloppe avant le 29 février 2005 accompagné de 23 timbres à 0,92 €, à l'adresse suivante Pop Hits le hit parade chanté, 40069 Internet.

Art 8- Aucun animal à fourrure n'a été blessé durant la préparation de cette page. Ce n'est pas faute d'avoir essayé pourtant.

Art 9- Nicole, si tu passes à Euromarché, tu penseras à me ramener un baril de Coral pour préserver les couleurs de mon corsage, ils n'en n'ont plus au Coop de la rue Sadi Carnot (du Coral, pas des corsages).

Art 10- Rajoutez deux cuillerées à café de votre préparation cacaotée Ovomaltine®. Servez. Dégustez.


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Bon ok, vous pouvez y allez, vous m'avez l'air apprécier les corps traditionnels français

 

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transamerica


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shuky-aviva-feteamour


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stone-chard-laissealler


stonechard-meunier
stonechard-normandie


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sweet-people
baccara






Hm, tout ça donne envie se se câââliner un peu.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.



shepstone-dibbens
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 10:30



Foin de Michel Laguens aujourd'hui, car il n'est pas le seul photographe français cheese cake d'exception. Véronique Bucossi méritera un de ces 8 (je vous préviens, et comme un homme averti etc.) étire régulièrement mes zygomatiques, déjà fortement mis à mal aujourd'hui par Arbubulle. Hier, baguenaudant à la manière d'un Pol Dodu dans les vide-greniers et autres dépôts vente de la grande banlieue auscitaine, je tombai nez-à-nez, si j'ose dire, sur cet album gracile et fleuri, à la pochette photographiée par la Bucossi. Véro qui illutra notamment quelques pochettes pophiettes, dont la première et la troisième livraisons saisonnières. Un jour peut-être une anthologie de qualité montrera au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !) que les femmes savent manipuler la nudité féminine avec grâce et humour que bien des mecs pourraient pomper (la grâce, la grâce. Voyons.).
 
Afin de ne pas s'ennuyer dans la contemplation de cette reproduction floue et mal cadrée de l'œuvre d'Arturo Motta, voici un extrait sonore de haute qualité hi-fi stereo, délicieusement illustré par un gonze qui semble être Laguens (nous ne sommes malheureusement pas propriétaire de ce magnifique 33 de 1970 mais la patte du maître y est à n'en pas douter). Écoutons donc Armand Migiani, le fameux compositeur du générique de Janique Aimée (aah Janine Vila sur son vélosolex que petit et bavant sur la photo du 45 T de ma mère je contemplais avidement (le solex, pas Janique. Ni ma mère. Voyons.)) rippé (avec quelques petits sauts, désolé) par le collègue précieux et érudit éclectique Detour. Une sucette à celui qui reconnaîtra le morceau original. Deux pour celui qui aimera.



 
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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 12:02




C'est par l'habile détournement du magnifique travail de Charles E Murphy (nous éditerons prochainement d'autres de ses œuvres) que nous entrons dans une nouvelle année pophiette. Saurez-vous retrouver, parmi ce petit échantillon très sélectionné de pochettes américaines des 50's et 60's, les emprunts qui nous ont permis de constituer une carte de vœux à pas cher du tout ? Hm ?


 



 






 


Comment ça déchire trop grave de chez groove cette nouvelle année !

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.



 
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