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le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

Les Plus Du Service Pop Hits

écoutez, c'est le son Pop Hits

LogoPopHits

23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 17:00

Football

 

Dans les vestiaires avant de rentrer
Pour commencer à nous échauffer
Tous en choeur nous chantons
On est les rois du ballon

Quand on arrive sur le terrain
On les entend frapper dans leurs mains
Avec eux nous chantons
Saint-Etienne sera champion 

allezlesvertsAllez !
Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters
On va gagner
Ça c'est juré
Allé-ez
Allez

Qui c'est les plus forts
Évidemment c'est les Verts
Nous on joue au football
Et on n'a pas de frontière
Main dans la main
On va plus loin, plus loin

Allez, Alleeeeeeez les Verts

Les supporters sont venus de loin
Ils sont fidèles, ils nous aiment bien
Ils font sauter les bouchons
Quand Saint-Etienne est champion

 

La honte planétaire d’une équipe de branlouzes gominées humiliant une nation fière de son football Panini n’aura même pas été rédimée, atténuée, adoucie, par une compensation primesautière en la traditionnelle guillerette ballade d’encouragement qui reste dans nos cœurs et dans notre patrimoine chanté. Las, la FFF se fout du monde et aucun hymne officiel ne rachètera cette pathétique saison internationale cuvée 2010.
Là où nos sympathiques hôtes ont su égayer les représentations télévisuelles mondiales par le bourdonnement nauséeux de leurs joyeuses vuvuzelas, les cohortes vagissantes des bistrots et places à grand-écran tricolores désespérait disposer d'aucune chansonnette à beugler pour soutenir la troupe de souteneurs multimillionnaires qui cavalait vaguement à la quête d’une baballe à enfiler au fond d’un filet. C'était pas les
initiatives qui manquaient pourtant.


domenech.gifDingue ! C’est pas de mon temps qu’on se serait laissé aller à une si piètre impréparation. À l’époque, on savait convoquer les Dalida, les Monty, la crème de la glotte hexagonale gloussant des refrains vertigineux d’esprit en hommage appuyé aux moustachus chevelus qui naguères baguenaudaient en culotte polyester sur des gazons clos de murs teutons. Clos et bien claquemurés vu que longtemps le français footballeur se cogna des schleus dans le cigare au moindre virage, contrecarrant ses rêves d’étoiles et de coupes. Brefle, on se rabattait sur les matchs le dimanche tantôt, nos héros avaient la coupe de cheveux des Jackson 5 et leurs publics de Guingamp à Gueugnon se moiraient de couleurs qui chattoyent presque ton sur ton avec la couperose ambiante, mêmes arcs-en-ciel qui maquillaient mémère et l’enfilade de gnons à suivre dans sa margoulette dès la sortie du match de son époux aviné (embierré plus souvent, d’ailleurs : la boisson nationale n’a jamais su conquérir les gradins faute d’avoir su se diffuser en canettes aisément jetables sur la tronche aux connards d’en face).


Notre témoignage d’époque (le skeud en couv au dessus, là, un vrai de vrai édité chez mfp, vous ne croyez quand même pas que nous avons aussi mauvais goût pour inventer de pareilles pochettes même si on est capable du meilleur) n’est pas de la pire espèce, oh la la, loin de là. Cette gallette convie en 40 minutes et 11 (oui, onze, remarquez la finesse) titres la fine fleur des équipes de D1 d’alors, nonobstant un oubli coupable du Allez Stade de Reims, rapport que les Rémois de 77, bien que l’ombre de leurs anciens avaient quand même encore combattu au plus haut niveau de la finale de la Coupe de France perdue l'année précédant l’édition de ce disque magnifique : 1978.


France7878 donc. Un 33 tours de 78, résolument moderne (j’ai comparé avec un 78 tours de 33, y a pas photo : c’est comparativement résolument moderne), gravé de l’œuvre des Crévaindieu, ensemble choral monté pour l’occasion par l’immarcescible Gérard Doulssane. Mais si, souvenez-vous : ses disques de comptines pour enfants, ses compositions paillardes comme Tout nu ou Effleurer Marguerite, sans oublier 
Vive le Onze de France, L’hymne à la coupe du monde, du grand art dans une cohérence toute vaticane ! D’ailleurs, davantage que de Coupe du monde, on causait alors du "Mundial", qu'on articulait "Moune’dial", avec ce petit air exotico-hispanisant qui nimba 3 coupes du monde d’affilée, de l’Argentine dictatoriale au Mexique et ses intempestifs interludes de mariachi pour faute de rupture de faisceau, en passant par la Lorraine sévillane et un coup de saton dans les ratiches à Battiston. À ces époques, c’était la chanson qui rassérénait les immanquables échecs, la faute aux poteaux carrés, aux boches brutaux et aux sangliers qu’avaient sûrement mangé un truc trop lourd.

En ces temps vierges de l'hédonisme studio-line et de l'individualisme mercantile, la chanson de supporteur était une mobilisation pour aller de l'avant derrière les joueurs, tous ensemble tout devient possible, on ne se regarde pas le nombril à soi mais dans celui de la Patrie, allonzenfans et tout le tintouin.


 

On savait parfois améliorer le brouet musical souvent plus proche du rata de casernes que de la barbapapa par l'adjonction des voix de la France éternelle, les domestiques, celles qui entrent dans la maison par le fenestron et dans la 504 par le blaukpunkt calé sur RTL, patinées par le cirage sur les pompes aux dirigeants, voix pour certains encore en formation mais si prometteuses (seul Drucker saura mieux s'éclaircir la voix après léchages de culs en cascades) qu'on les bombarda sur le champ porte parole officiel :


On s'étonne qu'avec ça l'équipe pilotée par Michel Hidalgo n'a pas dépassé le premier tour argentin. Les contributions plus érotico-martiales d'une speakerine rigolarde et d’une immigrée italo-égyptienne ont donné plus d'allant en 1982, propulsant jusqu'en demi-finale la bande à Platoche, un semi-métèque de ceux dont la France rassie des supporteurs de foot aime parfois à s’enticher pour cacher son racisme ordinaire derrière quelques bons immigrés polaks (Kopa), ritals (Platini, donc) ou kabyles (le Zizou musqué, qui évita la honte de la pub SFR pour ne pas devenir le plus célèbre kabyle téléphonique). À part ces quelques cautions pas complètement d'chez nous mais bon c'est pas pareil, y travaillent eux, la haine de l’autre est souvent portée en étendard par les Dupont-Lajoie qui se passionnent pour le foot. Leurs chants de stades et de bars glorifient la rage destructrice en des Marseillaises au petit pied, faut écraser l’abruti de l’autre côté du stade, lui « faire mordre la poussière », « On est chauvins / On n’y peut rien / Au fond c’est humain », sic transit et toute cette sorte de choses.

 

C'est pitoyable et paradoxalement on se régale des géniales bien que basiques paroles de Raymond Lefèbvre sur la délicieuse musique de Bachelet pour la pépite cinématographique de Jean-Jacques Annaud Coup de tête, en 79. Ce texte terrien, terroirien, qui accompagne les pérégrinations d'un Trincamp amateur qui fleure bon la province réelle (et la province légale), ce livret n’est que si peu caricatural qu’on va s’en prendre une rasade et qu’on cliquera en-dessous pour s’en farcir également les esgourdes et après aussi pour astiquer les mirettes et les zygomatiques par surcroît :

 

 

La victoire au bout du pied
Et la gloire au fond des filets
L'ennemi désemparé
Nous vaincrons, nous serons les premiers

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Sur le stade les vainqueurs 

Sur la balle les meilleurs
Garde-à-vous petits footballeurs
Le Voilà, le voilà le bonheur

 

Allez Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

Trincamp, Trincamp, Trincamp, But ! But ! But !

 


Il faut quand même reconnaître qu’à l’époque, lorsqu’on choisissait des hymnes, ça jactait en français. Pas cette ringardise mondialisée que fut la réutilisation anachronique de la tuerie de Gloria Gaynor par une multinationale du short pour mieux refourguer son produit invincible black blanc beur. Balancer une musique apatride aux paroles incomprises à ces meutes bêlantes s’accaparant la victoire de 11 hydrocéphales chahuteurs de vessie de porc, faut pas s’étonner que l’esprit de la chanson de supporteur national se perde et, partant, que les équipes perdent l’esprit du sport simple, collectif, généreux, patriote et viril.

 

Ah… si Francis Lalanne ou Diam’s nous avaient gratifié en 2010 d’une antienne francophone et entraînante, pas une médiocre rigoulardise  narquoise, peut-être qu’on ne passerait pas nos vies sur google à traquer qui est le traître et qu’on se consolerait à siffloter un doudou musical réconfortant. L’énergie communicative d’une bonne chanson, y a que ça de vrai sur le groupe (pas le groupe Crévaindieu qui gratte et qui tape ses instruments, non, celui qui tape la baballe, « le groupe », comme on dit dans notre jargon de coachs quand on cherche à valoriser l'abandon de tout amour propre dans un troupeau de collègues de bureau). Avec une belle chanson, nos gars auraient peut-être soudé leurs égos en un collectif.

poules-jardinRemarque, ça n’apporte pas l’intelligence, le collectif. Avec en tout 23 neurones, collectif ou pas, on va pas beaucoup plus loin qu’une poule (quoique, au moins, c’est grégaire, la poule, et ça joue souvent collectif, la poule, quand elle est avec d’autres poules (pasque quand elle est toute seule, elle est plutôt du genre à se la péter genre « La vie de ma mère va t’faire enculer sale fils de pute que j’irai pas dans ton plat au four, sale fils de pute », vous voyez le genre de poule (ça donne envie de la taper, la poule))).

 

Bon, on ne va pas y passer Noël ni le 14 Juillet (ni même le 22 juin) et nous allons derechef déguster une bonne tranche de verdure, vu que c’est dans les vieux chaudrons qu’on fait quand même les meilleures tambouilles.

Et pis en ces temps de bachot, l’épreuve de français, qui devrait s’enorgueillir l’an prochain dans la liste des nominés à l’étude grammatico-stylistique de l’entrée du vieillard maniaque (de Gaulle sans son registre « J’ai les mémoires qui flanchent » aux envolées villepineuses des grands heures), le bac français, donc, nous rendrait service à se pencher un jour sur les subtilités palimpsestes de ces quelques vers (évidemment les plus forts) qu'on ressert pour les analyser pied à pied (les vers) :

« Qui c’est les plus forts
Évidemment c’est les Verts
On a un bon public
Et les meilleurs supporters

On va gagner
Ca c’est juré

Allé-ez

Allez ! »

C'te style ! C'te syntaxe !!! Ça enfonce quand même largeosse pépère Victor. Et en plus, il y a de la musique aux pieds de ces vers, trop d’la balle.

 

Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.


 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:00
manson-loggins


Au soir de sa vie, lorsque l'hominidé laisse vaguer son esprit dans le rétroviseur de ses jouissances passées, un rouge-gorge sifflote les riches heures de ses découvertes culturelles d'antan, là, au mitan des magnifiques et classieuses 80'z. L'archétypal bandeau éponge rose fluo, les chevelures épandues sur les nuques en imitations variées d'un Darren Mullet immortalisé, le saxophone roulant sur les dégoulinures synthétiseuses, chaque caractère aujourd'hui oublié dans le revival esthétisant et négationniste de ces années bien plus humaines et touchantes que ce que les MGMT et autres Mika voudraient nous faire avaler.
 
Alors, le duo chantant se menait complice et coquin quand aujourd'hui il se joue agressif et sexuel.

Alors, la dualité se dégustait comme une équation de base en de mirifiques collections désormais réunies en
un album exclusif ©Pop Hits le hit parade chanté (reproduction interdite y compris l'URSS, courtesy of Mario Creative Conno multimedia laboratories®) offert en colonne pour le plaisir des yeux et des slips (dons acceptés via Paypal). 

Alors, l'amour exultait encore, certes un brin moins
nunuche que lors de la précédente décennie, ultime baroud d'honneur sous les coups de boutoir du cynisme thatchero-reaganien qui nimbe désormais les productions musicales.

Ah. 

Mais ça, bien évidemment, personne n'ose le dire.



dollie-queen-ro
dolie-de-luxe-vo
barrevide




dolie-rock-opera-vo
dollie-rock-ro



love-rescue

cocciante-thibault
jeannot-voulzy




les-costa



david-jonathan
gray-barbelivien



saysaysay

Une production indé de première bourre (exhumée par la Reine du Mouv' et pointée en rose par les Mario Labs®) :

 
when-the-rain
jack-white



karen-twister



elli-et-jacno
peter-sloane



elsa-medeiros



modern-talking
modern-talking-youcan





wham
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 10:00
power-bano-enlaces

Clauses légales de consultation de la présente page :

Art 1- Les autographes originaux et autres barbouillis reproduits sur les ci-devant pochettes de disques 45 tours sont certifiés comme n'étant pas ceux des artistes mais comme émanant probablement des premiers propriétaires des-dits 45-tours dont les pochettes sont ci-devant reproduites. Inutile donc de découper votre écran pour revendre ces reproductions de chefs d'œuvres sur eBay.

Art 2- Les pliures, froissements, chiffonnages, déchirures, étiquettes de prix, effacements de l'image par l'usure du rond central du disque et autres tâches de vomi représentent des caractéristiques intrinsèques des ci-devant pochettes ici reproduites. Toute plainte quant à cet état hasardeux des reproductions n'ont qu'à aller se faire mettre chez Bide et Musique.

Art 3- Les images de traviole, sous-cadrées ou sur-exposées par un usage aléatoire du scan ayant servi à la captation live de ces pièces d'époque ne peuvent faire l'objet d'aucune plainte, contestation, récrimination, bouderie, harangue, pustule, décoloration, Géraldine et autres enquiquinneries mal placées envers notre endroit.

Art 4- L'absence de tous liens dynamiques vers des billets aux thématiques approchantes, qu'ils aient été publiés dans Pop Hits, le hit parade chanté ou hors Pop Hits, le hit parade chanté est la preuve de la détermination des animateurs de cet espace multimédia à ne pas céder aux sirènes de l'interactivité 2.0. Ce site est résolument 7.0, qu'on se le dise.

Art 5- Il en est de même pour la non inclusion ou presque d'extraits sonores ou vidéos, parce que d'autres sites font très bien ça (comme notre ami Ringard Willycat par exemple), et surtout que jépaksaafout' ! Ou presque.

Art 6- Tout litige sera jugé par un tribunal populaire constitué par nos soins sur la base de quelques amis Yougos et de leurs fidèles battes de base-ball. Nous ne garantissons en l'occurrence aucune rotule ni cock ring.

Art 7- La présente publication sera complétée sous peu d'une seconde édition, résolument moderne, résolument glamour, résolument 80'z. Un album consultable à distance reprenant l'intégralité de ces publications en un format collector de 700 pixels de côté sera alors offert aux plus fidèles des spectateurs du site Pop Hits le hit parade chanté, en l'échange des vignettes de toutes les chansons de Jeane Manson présentes sur Pop Hits le hit parade chanté et renvoyées sous enveloppe avant le 29 février 2005 accompagné de 23 timbres à 0,92 €, à l'adresse suivante Pop Hits le hit parade chanté, 40069 Internet.

Art 8- Aucun animal à fourrure n'a été blessé durant la préparation de cette page. Ce n'est pas faute d'avoir essayé pourtant.

Art 9- Nicole, si tu passes à Euromarché, tu penseras à me ramener un baril de Coral pour préserver les couleurs de mon corsage, ils n'en n'ont plus au Coop de la rue Sadi Carnot (du Coral, pas des corsages).

Art 10- Rajoutez deux cuillerées à café de votre préparation cacaotée Ovomaltine®. Servez. Dégustez.


J'accepte les Clauses légales de consultation de la présente page : [ ] ui  [ ] nan

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Nan pasque : [ ] ui  [ ] nan

Bon ok, vous pouvez y allez, vous m'avez l'air apprécier les corps traditionnels français

 

power-bano-etjesuisatoi


power-bano-taimer-verso
power-bano-taimer-ro



transamerica


shuky-aviva-byebye
shuky-aviva-jetaime


shuky-aviva-feteamour


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stone-chard-laissealler


stonechard-meunier
stonechard-normandie


sheila-ringo-gondoles


sweet-people
baccara






Hm, tout ça donne envie se se câââliner un peu.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.



shepstone-dibbens
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:00
mark linkous sparklehorse s

On nous gave d'un Roger Giquel certes opposant à la peine de mort mais à la phrase malheureuse, cultivant les mauvaises pensées des âmes pourries aux 20 heures tapantes par des raccourcis sémantiques qui pueront pour longtemps.
 
sparklehorseEt d'autres se tirent un trait sur un corps depuis longtemps difficilement capable de retenir une âme bien tourmentée. Comme Chesnutt il y a quelques semaines, que j'ai découvert trop tard (lui aussi) par la grâce de l'ami Ska, Mark Linkous, racines et feuillages d'un Sparklehorse bien singulier dans son rejet des facilités du rock bizness, a réussi à se tirer 15 ans après une première tentative par OD en marge d'une tournée en première partie de Radiohead.

En 2009, il nous irradiait avec Danger Mouse d'
une éclectique et controversée bande son d'un hypothétique film lynchien, dont on se repaît ici sur un plan fixe de la chanson titre finale, Dark Night of the Soul :

 


Tu parles qu'il avait su trouver le ton juste pour faire gémir Chesnutt.

Chienne de vie.

Mais ça, évidemment, personne n'ose le nier...


   

lynchhorse
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:01
2010POPHITS-500
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 19:30
vic chesnutt



On ne devrait jamais découvrir
les gens extraordinaires quelques mois avant leur dernier envol.

Mais ça, évidemment, personne n'ose vous le dire...




 

 
  
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 14:00
queen-headzOn peut être fan de Queens of the stone age et rester coi à l'écoute de The queen is dead, sautiller à l'envi comme une pucelle sur Dancing Queen et snober le God save the Queen des Pistols, dauber les pommes de reinette et se goinfrer de bouchées à la reine, adorer Prince, apprécier le King et ricaner devant Princesse Erika, se souvenir avec joie de l'ablation capitale de la mère Capet et du crash test de Lady Di, conchier les nullards, les pompiers et les bidons et célébrer les génies, les subtiles et les roots, être cohérent et être éclectique.

On peut tout ça et son contraire.

Mais jamais, non jamais, on peut avoir honte d'aimer prendre son pied à l'écoute d'une des musiques les plus baroques et rococos du monde (oui, vous avez bien lu : rococo !), prétexte à la fierté et à la morgue face aux peignent-culs de l'intelligentia musicologique, dernière proéminence où les soirs de beuveries englué dans des débats débiles debout dans la bière on aime gueuler notre amour pour cette musique tirant sa force des tripes les plus intimes de notre moi intérieur. 

Les rois, c'est Queen.

En ce Noël bien triste, bien triste parce qu'à nouveau nous le célébrons sans la reine de Queen, et qu'on ne saurait être plus jamais heureux un jour de Noël sans Freddie Mercury (pour la peine, je ne reprendrai pas de bûche pour la 3e fois), rendons hommage à ce parcours musical qui accompagna nos éveils au wakenwo, parmi les plus vieilles références ancrées dans notre vécu, de l'émergence post-foetale jusqu'aux grandes heures de l'adolescence acnéïque, forges de nos goûts à venir de toute une vie où furent alors frappées les pièces metalliques encore rougies du fourneau bouillonnant qui auraient pu construire un adepte des musiques de merde et qui, grâce à Queen, firent de moi un mélomane averti.

Ah, les belles années...
 

L'âge de raison

queen-notwcouleur
Tout commence à l'âge de raison, communément décrété à 7 ans, probablement pour des raisons mystico-sociales que les religions ont su codifier pour faire acroire que les gosses sont désormais en âge d'aider aux tâches ménagères, à se crever aux champs, à se niquer les doigts sur les chaînes de couture de Nike ou à pouvoir regarder sans permission le journal TV de Laurence Ferrari (pas Lolo, l'autre).
À 7 ans donc je connus
mon premier émoi musical d'envergure. C'était en 1977, l'année du grand bouleversement musical. Je découvris en effet cette année là la 9e de Beethoven par le Philharmonique de Berlin dirigé par Karajan via l'autoradiocassettes de la Volvo familiale, conduisant les trilles et les chœurs en moult gesticulations agaçant mes frères et sœurs entassés avec moi à l'arrière de la berline, vocalisant autant que je ne venais de le faire sur Oxygene, chef d'œuvre visionnaire édité quelques mois auparavant. Je renaquis également, musicalement parlant, cette année là (1977, donc) par la force des stridences des cris du public de l'Hollywood Bowl du mitan des 60's quand furent enregistrées des sessions de concerts mémorables par leur imbécilité (on n'entendait rien) et leur furie qui font croire pour l'éternité que le rock 'n roll n'a qu'un nom : les Beatles.

C'était donc en 1977 que, par une soirée fraîche dans la chambre d'un mien cousin où j'avais suivi ma grande sœur et mon grand frère pour espionner des affaires de grands, je fus estomaqué par 
 News of the world, l'album sorti cette année là par Queen. La pochette fut la première entrée en matière, dessin terrifiant d'un immense robot métallique dont coulaient de ses paluches ensanglantées les corps sans vie presque endormis du quatuor bruyant. La pochette dyptique (que nous appelons également dans notre jargon de fans de musique en pertes de lien avec la langue française une pochette "gatefold") s'ouvrait et donnait au dessin toute son ampleur par sa dimension incroyable, 60 cm sur 30 à l'extérieur pour le dessin, et un second tout aussi fou sur la même surface à l'intérieur. Moi qui n'y connaissait en disques pas plus que les ep de Dario Moreno et du Père Duval que ma mère faisait tourner sur son teppaz, ça me dépucela grave de chez groove.

tape 
La musique passée sur la chaîne hifi intégrée Brandt de mon frangin, qui avait réussi à embarquer quelques jours la galette pour un enregistrement maison assassin, constitua dès lors l'une de mes premières bandes usées et archi-usées (avec en face 2 de l'Agfa 90' orange la bande son de la Messe pour le temps présent de Béjart par Pierre Henry), dont je me replais encore à tirer les dernières gouttes sonores stridentes sur le magnéto qui gueule dans mon potager lorsque je décide de passer quelques heures à récurer la merde de mon poulailler.

Et putain, ça n'a pas perdu une ride. Chaque morceau de cet album pourrait entrer dans un top five, et si j'avais trouvé des vidéos potables d'accompagnement pour
 Sheer heart attack (le morceau, pas l'album), Get down make love ou Fight fom the inside, elles vous seraient ici brillamment exposées. Pour des raisons marketing et aimant la gaudriole, ce sera un scopitone hideux de We will rock you, chanson usée et élimée mais toujours aussi efficace malgré la routine des écoutes qui illustrera notre premier choix, avec force bottes en caoutchouc frappant le rythme de l'hymne des stades dans la neige mollassone.
 



Dans les années qui suivirent, peut-être même seulement au début des années 1980 lorsque les émissions puis les chaînes spécialisées en clips vidéos tapissèrent nos petits écrans de merde à la tonne, j'ai du enfin rencontrer la rhapsodie bohémienne, titre sorti peu de temps avant ma propre découverte couinesque mais dont je narrerai mon appréciation plus tard dans ce billet, le rattachant à l'épisode Wayne's world pour des raisons purement commerciales afin de tenir en haleine mon lectorat qui prendra également soin au fil de sa lecture d'appuyer sur les petites flèches sous les images embarquées sur cette page afin de se faire accompagner les esgourdes de la musique de Queen (évitez de cliquer toutes les flèches ensemble, ce n'est ni Kid A ni les Flaming Lips). C'est très 2.0 ce bousin, dingue !


L'âge du disco

queen03
"Ô temps suspends ton vol", comme dirait Frédéric Lefebvre (ou Nadine Morano, chéputrobin). "N'est-ce point toi, sale petite raclure de merdeux qui vomissait la disco, répétant sans les comprendre les antiennes de tes babas cools de prédécesseurs en fratrie, trop occupés à tripper sur Mama Béa, Ange, Whitesnake et autres drogués de Jimi Hendrix pour savoir savourer les Sister Sledge et Giorgio Moroder ? Alors pourquoi soudain, sans jamais renier tes harangues sur la musique bondissante, tu t'entichais du 45-tours d'Another one bites the dust que tu avais découvert puis gaulé chez ton tonton Marc ? Ce 45 qui avait suivi le même chemin qu'Emotional rescue (rhaaaa la double basse...) te faisait déjà et te fait encore sautiller et te trémousser comme une pupute un vendredi soir au Pink paradise, signe que le hard rock est peut-être né des ténèbres mais qu'il sombrera sûrement dans les strobos et boules à facettes." (ici on arrêtera les imprécations de la voix off, le style étant par trop grandiloquent et ne saurait réhausser un billet sur les délicats Queen qui n'en peuvent mais de tant de chantilly stylistique).

Reconnaissons qu'il est difficile de résister à ce hit pop de première bourre. Deacon a probablement emprunté la basse monstrueuse de ce single à Chic, et les guitares de May ne semblent pas venir de beaucoup plus loin que la rythmique de Nile Rodgers. De ce morceau magnifique en vulgarité, on datera peut-être le début des 80'z et la fin de Queen. La vidéo floue, bien qu'officielle, ne restera dans les annales que parce que j'ai décidé de lui donner sa chance sur Pop Hits, afin d'illustrer mon deuxième coup de cœur. Allez hop, en voiture Liliane, Simone fais les valises, on va gigoter du croupion chez les graisseux de façon autrement plus booty que Kiss.






L'âge de l'espace

Comment un garçon dont la croissance corticale n'était pas inquiétante outre mesure, au vu de sa propension à commander au papa Noyel des livres et autres encyclopédies, voire quelques jeux de société Milton Bradley mais aucunement des engins de loisirs extérieurs propres à révéler une masculinité brutale en devenir, comment un petit d'être humain qui n'avait connu de fautes de goûts que quelques rares tocades pour des funkries de métalleux (voir précédemment l'épisode intitulé L'âge du disco) pouvait-il à nouveau se vautrer dans un plaisir coupable envers des musiques à la vulgarité aussi grande que... que... allez tiens, j'arrête ça m'énerve !

La déchéance trouva son nouveau palier dans une chanson désormais découverte en même temps que la vidéo, signe des temps (là, normalement, l'auteur devrait délivrer un message profond et sarcastique sur la modernité et tout qui fout le camp ma bonne dame mais bon, jépaksaafout', j'ai un canard gras qui attend que je lui fasse frire le foie pour ce déjeuner de fête).

Découvert par sa vidéo, mais malheureusement pas par
 le film que je n'ai jamais pu voir, étant à l'époque trop jeune pour aller seul au cinoche et aujourd'hui trop sobre pour me vautrer devant RTL 9, Flash Gordon, le single queenesque me conquit pour tant de raisons que toutes les ressources d'over-blog ne sauraient suffire à m'en offrir les justes moyens pour les exprimer, même juste avec des tirets et en langage SMS. Mais disons au moins qu'outre la qualité musicale intrinsèque de cette tuerie (ah les "Ha-aaah !" orgasmiques post "Flash ! poum poum poum poum poum poum poum poum"), la vidéo me faisait découvrir les arcanes de la création musicale en marge d'une production cinématographique. Et ça, ça me trouait le cul. Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, et un piètre clip plus qu'une logorrhée béate, donc à vous les studios :





L'âge de la concupiscence

Queen-grlz


C'est désormais la vidéo qui s'impose comme le vecteur de découverte de ma nouvelle chouchoute des queequeen : 
I want to break free, vidéoclip hilarant dont on se demande si les potes de Freddie n'ont pas été finalement les plus courageux du monde à soutenir les inclinaisons sexuelles de leur glotte céleste, n'hésitant pas à sortir du placard le menton haut et l'humour en étendard, manière peut-être de renvoyer aux orties les homophobes qui reprenaient du poil de la bête immonde en ces débuts d'épidémie HIV. Le morceau n'est pas des plus transcendants, mais il m'est pour toujours indissociable de ce petit film dont la partie centrale est d'un kitch que je révère aux plus haut des cieux alleluïa in excelsis deo!



L'âge aid

Consécration suprême alors que j'éclusais un été d'adolescence finissante en banlieue bristolienne, scotché un uiquène durant sur le fenestron pour un Live Aid dont je retins instantanément et pour l'éternité l'un des plus grands lives de tous les temps, la performance scénique suprême, qui allait mettre le monde à genoux. 

Et pis patatra, en préparant cette émission spéciale Le Père Noyel est un drag Queen, v'la-t-y pas que je me rends compte que bof, quand même, c'est pas si terrib'.

Mais cela reste un chouette souvenir :

 


L'âge bête

Comme beaucoup de fans de Queen, je n'ai pas attendu Wayne's world pour m'ébaubir sur la symphonie hard rococo et opiner de l'occiput comme une poule sur mon tas de fumier. Reste que le nanard jouissif d'il y a bientôt 20 ans a redonné une nouvelle jeunesse à la planète nerd que c'en est un plaisir de convier en un enchaînement respectueux l'original ridicule et la reprise coxinette (ui, je sais, c'est une Civic).







Alors bon, quand on nous casse les gloupinettes avec Paul Rodgers, permettez, mais je me gausse.


Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire. 


cool-queen


On ne s'étonnera pas d'un tel billet Top à Queen si l'on s'enquérit s'enquête s'enquirert s'informe du pourquoi sur un site approprié
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Published by Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - dans Side projects
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 20:00


C'est dur d'être aimé par des cons. En rupture définitive avec les rare red necks qui supportaient encore le countryman le moins bluegrass de tous les temps, l'homme à la voix d'or a revisité le rêve américain en une tetralogie dépouillée bien qu'ambitieuse, un peu pédante, beaucoup poseuse, sous la houlette du rusé Rick Rubin, l'homme au nez d'or pour débusquer les filons juteux et aux doigts de plomb pour mixer les albums.
Moins bravache que sa tournée des zonzons, sa tournée des bobos pour ce nouveau millénaire paye Cash de sa conversion aux bluettes de la pop musique et du rock indé des 4 dernières décennies. Échaudé par les récents coups de boutoir du nouveau rauque 'n' drogues man de la place, ci-devant dénommé Mark Lanegan, après la semonce difficilement surmontée que fut Tom Waits depuis la fin des années 70 et finalement mis à contribution en 1994, Gorge Profonde repris en main les rênes de l'attelage pour donner une bonne leçon de rock credibility à tout ce petit monde, nonobstant qu'il joue de la musique de merde pour bouseux du midwest. Mais bon, personne n'est parfait.

Du million dollar quartet, peu restèrent debout, mais seul lui eut le toupet de ramasser les oripeaux d'une civilisation en mal d'identité pour se bombarder l'Américain ultime. Johnny ne s'est, il est vrai, jamais embarassé de l'humilité comme conduite sociale et commerciale, grand bien lui en a toujours fait. Papy frippé aux cordes vocales toujours fraîches, le renégat de la country, qui avait pactisé avec le Faust du wakenwo depuis le mitan des années 1950 en partageant scènes et studios avec des joueurs de musique de nègres, ce vendu aux libéraux, communistes, pacifistes et autres râclures de fonds de pénitencier a semé les nonantes et les 2ks de son chapelet d'albums de reprises intimistes, construisant de son vivant son testament musical, anticipant le jouli coffret qui trônerait si bien sur les cheminées une fois sa binette 6 pieds sous terre.

Bien que sérieusement encensés, les deux premiers jets des American Recordings édités au milieu des années 1990 n'avaient pas créé le coup de tonnerre que furent les opus III et IV en 2000 et 2002, portés aux adorations planétaires par la conjonction d'une malheureusement hasardeuse bien vilaine maladie et d'une malheureusement prévisible bien vilaine programmation de reprises pompées à l'indie rock et à quelques stade rockers de la plus vile veine. Car ce sont les hits One puis Hurt et Personal Jesus qui réveillèrent les jeunes générations, toutes émoustillées par un vieil homme en noir qui posait deux-trois pickings aériens et son miel vocal sur des pop songs déjà fameuses mais jamais aussi putassièrement magnifiées.
 

American Idol

L'opportunisme est salué par les consultants sportifs comme une valeur suprême, signe, s'il en fallait encore de nouveau, que le sport est le ferment de la guerre économique et humaine. Marcher sur la tronche et les créations des autres est estimable aux yeux de certains si on le fait avec classe. De la sportive doctrine on observera de musicaux succédanés. C'est ici une agreste arrogance, traditionnelle à JR, qui fait passer à la moulinette sirupeuse discrète et réservée des hits pops et hargneux originellement (si ce n'est dans la forme en tout cas au fond).

Le coup proposé par Rubin fut de tirer un parti annexe de la pénible ballade One des subtils U2, succès planétaire et convenu mais dont l'apparente simplicité (relativement à l'habituel rococo du world combo) recèle un tiroir secret assez facilement accessible : derrière la chanson d'amour point la complainte amère et désabusée sur la nécessité d'un couple (ici un père et son fils séropositif) d'avoir à s'aimer et à s'unir pour survivre. On n'est pas ensemble pour s'aimer, on s'aime pour rester ensemble. Bigre, peste, holy gosh et toute cette sorte d'abattements devant la dureté de la vie. L'amour et la culture du manque de l'autre comme viatique à la solitude des hommes, voilà une bien triste vision de la société, réalité pour un groupe qui se rabibocha à l'époque autour de cette chanson par la force des choses, pour ne pas casser la poule aux œufs d'or. 
Aussi est-ce un peu facile de transformer le sens de cette chanson en l'union de l'homme et de son Dieu pour dépasser la maladie, ainsi que le fit Johnny et que son service de presse argumenta à longueur de communiqués et panégyriques, manière de recycler à son propre compte le sens d'une chanson certes ouverte mais plus cynique et bassement matérialiste qu'optimiste et niaisement mystique.
 

 


Encore insatisfait par le potentiel de ces compiles de reprises, Rubin monta les nouvelles sessions des American Recordings comme la parfaite machine à Cash, sélectionnant des titres dans l'indie rock, castant des musiciens prestigieux, et ce en dépit d'une orchestration toujours aussi austère et ne sacrifiant aux vulgaires duos qui s'imposent depuis peu dans le rock (même si Cash pousse la chansonnette avec quelques belles glottes). American IV : The man comes around casse la baraque parce qu'il se fait toujours accepté par les masses fidèles mais surtout parce qu'il réussit à conquérir avec ses sobres reprises indés de jeunes publics exigeants, terrassant toutes les presses, de la people à la roots, par-delà les styles musicaux et les chapelles.

Maquillé comme une bagnole volée, gai comme le Petit bonhomme en mousse et censuré de ses couronnes de merde en couronnes d'épines, le morceau caché le plus célèbre de Nine Inch Nails est devenu par la roucoulade de JR une racoleuse chanson à pécho les meufs, dont les images de la vidéo emphatiquement léchées par l'ex-photographe et nouveau cinéaste aux bottes de sept tonnes Mark Romanek (mon Dieu le sursignifiant Photo obsession !) permirent à Johnny de cachetonner dans toutes catégories imaginables des récompenses distribuées par les professionnels de la profession au travers le monde (oui, vous avec bien lu : au monde !).

  
Mais alors, si tout cela est beau et bien beau (car cela l'est, l'on lit bien mon propos), quel perfide procès est-il intenté à ces deux belles pièces musicales punaisées ici sur le tableau de la honte des supposés surestimés albums de la décennie 2000 ? Ne saurait-on laisser sur leur piédestal d'airain ces pépites d'or ici déposées avec amour, délicatesse et subtilité par le déclinant corps d'un encore rayonnant talent ? Ne pourrait-on faire cesser le sarcasme du jaloux qui s'arrache les ongles sur sa pauvre folk pour produire d'infâmes gargouillis et se venge en jouissant de tremper la plume de son clavier dans le fiel acide de la bouse de ses perverses pensées et de sa suffisance d'écrivaillon masqué derrière un pseudonyme arrogant ?

Hein ?

Franchement ? 

B'en nan. 
 

American Idiot

Et pour s'en démontrer encore une bonne tranche, si tant est que les deux précédents extraits ne suffisaient pour dévoiler l'esbrouffe du procédé casho-rubinesque, écoutons l'erreur suprême, la reprise de Personal Jesus, via un bricolage vidéo à la con monté pour faire passer ça sur les réseaux vidéos et s'égailler autant les pupilles que les esgourdes pendant 3 minutes et quèques.


Ayé ?

Bon, on y va. Formellement d'abord, la facilité de l'interprétation et de l'orchestration frise les exécutions semi-roots offertent de par le monde par les déclinaisons criardes d'un célèbre télécrochet. La posture essentialiste du chanteur de province qui veut faire accroire qu'il a percé le code fondamental de la chanson en la réinterprétant dénuée des
scories dont l'artiste original couvrit son chef d'œuvre pour des raisons incompréhensibles. "Mais bon, chuis là, écoutez-moi ça les cocos, c'est du trop pur grave de chez groove."
 


Mais le pompon dans cette version de Cash, c'est
la reprise d'une chanson ouvertement mécréante, naguère vilipendée par des extrémistes chrétiens de toutes sectes comme attentatoire à la christique clé de voûte du mysticisme papiste comme parpaillot. Le premier single du génial Violator à venir valut à Gahan et ses Depeche Mode une volée d'anathèmes pour son égotisme matérialiste et postmoderne, valorisant l'autosubsistance spirituelle de chacun et dévoilant l'individualisme comme vision cynique du genre humain. 
Ici, et Johnny ne s'en cacha pas, certains desperados ont su habilement détourner cette chanson en faisant accroire de l'intériorité de Jesus au sein de chacun, ce cher Jéjé qui transcendrait nos actes quotidiens comme notre vie entière, elle-même comme un hommage de tous les instants au célèbre rejeton de l'Autre resté tout là-haut pasqu'il faut tenir la caisse et qu'il n'a pas le temps de se fader le SAV individuel 7/7 24/24. Tout le contraire que ce que Gahan exprima à partir des paroles de Martin Gore, qui aime tant taquiner les religions comme pathétiques béquilles de l'âme humaine (Gore avait été impressionné par la fragile dépendance Priscilla Presley qui révérait et nommait son Elvis de mari de "Jesus personnel").
Et Cash transmuta tout ça en une ode à la foi. Whalaut' le vol à la tire !

Et c'est comme ça pour beaucoup des reprises que Johnny Cash fit dans ces sessions d'enregistrement de fin de vie. Évadé des flammes du cercle infernal de la drogue par la grâce de Dieu et de June Carter, Johnny n'eut de cesse lors de sa seconde carrière de racheter les fruits du Malin par ses angéliques revisitations, avalant le Saint-Esprit tout cru avec les plumes.

La troisième mi-temps de ce passage terrestre fut celle de l'épure. Par la grâce du malin Rick Rubin. Damned, Belzébuth vire également sa cuti en se mettant au service de l'archange Johnny.


American success

Les Ricains savent si bien reconstruire d'édifiantes histoires rédemptrices, où, des cendres pas encore consumées, le Phœnix déjà porte en majesté la saga des hommes même les plus ordinaires, avec quelques effets spéciaux d'ILM ou de CNNBC. Il fallait donc affiner le son, le moderniser et le réduire à l'expression la plus pure pour ce passage millénariste. Même si cela révèle l'abandon du courage dans l'orchestration country si brillante d'autrefois : il suffit d'écouter Tear stained letter (in American IV) et de la comparer aux quelques extraits rageurs mis en lien supra là au-dessus par en haut en dedans de ce billet pour se rendre compte de la médiocrité à peine passable dès que Johnny crache désormais son velours vocal accompagné par davantage qu'une guitare ou qu'un piano.
 
L'arnaque intellectuelle additionnée à ce dénuement forcené pour faire genre produisent des albums agréables et émotifs mais trompeurs et peu inventifs. Ils tirent la dévotion qu'ils génèrent de la mise en scène morbide de cet homme finissant dressant de son vivant son Panthéon personnel et s'y hissant au sommet comme un ange noir et magnifique terrassant pour quelques temps encore les dragons, celui intime de la maladie qui le ronge, et celui du clinquant showbizesque qui sclérose ses ex-collègues faibles et corrompus, incapables de peaufiner leur sortie et sombrant dans des débordements de crème chantilly en des shows vegasiens, de duos bonesques et de confidences sur canapés des grands networks hertziens à l'heure où Oprah arrache nos larmes à la petite cuillère. Cette brave posture empreint la perception qu'ont les auditeurs des American recordings d'une aura de courage et de force d'un vieillard qui a su, jusqu'aux confins de sa vie, cultiver la délicatesse d'une voix d'or et la simplicité de l'homme de la campagne, ramassant ses dernières affaires sur la prairie avant de bientôt s'y enfoncer à tout jamais, six pieds sous terre et la gloire aux cieux.

De biens beaux albums, touchants et lacrymaux, mais dont le briquage en statuettes géniales des productions phonographiques du nouveau millénaire est aussi ridicule que l'astiquage d'une boîte de confit de canard façon Grand-Mère, succulent et roboratif, mais loin de constituer un sommet de l'art.

Sauf pour les jeunes bourgeois dominants et les rockeurs boutonneux en quête d'authenticité à l'ancienne.


Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.



Pour savoir le pourquoi de cette chronique moins pophiette que flophiette, on suivra son inspiration ou cette redirection palimpseste.

 

 
 
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:00

Qui aurait cru que l’un des albums les plus adulés par les happy fews de l’indie rock des 2ks serait une compile des succès du rock universitaire FM américain repris à la Black Sabbath par des diplômés du CalTech et d’UCLA en fin de thèse, le tout emballé et justifié en une faute de goût antique qu'est ce road album, hybridation grotesque des concept albums les plus péteux des 70’s et des road movies les plus dignes de la série Z prototarantinesque.
Le hard rock de
Songs for the deaf est tellement compliqué et incohérent entre chacune des chansons comme dans la structure souvent sans queue ni tête de chacune d'entre elles que c’en est une aubaine pour le peuple indé qui, vaguement décontenancé par ce mille-feuilles conceptuel, se rachète à bon compte une crédibilité musicologique perdue dans ses amours immodérées et honteuses pour des groupes plus triviaux comme Dream Theater, Metallica, Guns & Roses, Led Zeppelin ou Black Flag, selon les appétences de chacun.

On croit parfois que le tout est supérieur à la somme de chacun des éléments. Encore faut-il que l’assemblage ne soit pas prétexte à une pérégrination bringuebalante entre des univers bigarrés, parfois très intenses, mais qui, compactés en un très long album, étouffent lorsqu’ils ne donnent pas la nausée.

À se demander comment ont-ils pu en arriver à un tel brouet indigeste. 

Josh Homme, encore copilote des Queens of the stone age (il ne licenciera Nick Oliveri qu’en tournée promo de cet album alors que le succès et le magot à partager explosaient, arguant de l’impossibilité de travailler avec son codétenu par des explications vaguement prophylactiques qu’on entendra avec circonspection dès lors que cela faisait déjà des lustres que le bassiste se tartinait le blaze à la coco), ce grand gaillard en chef qu'est donc Josh argumenta à longueur de papiers et causettes marketing que ce collage patchwork est bien loin d’être une erreur, au contraire : l’album est conçu pour retracer la cavalcade au travers les steppes désertiques du sud californien que dut se farcir un soir miteux l’Homme des sables, traversée automobile depuis L.A. vers son ranch du Mojave, les esgourdes noyées dans l’enchevêtrement des aléatoires radios FM et hispanisantes dont les programmes bas de gamme le gonflaient au plus haut point par leur foutraquisme, leur irrespect pour chaque chanson charcutée par les infâmes jacteurs radiotoniques éructant à tout bout de champ leurs inepties bravaches et égotistes, sans compter l’émiettement en centaines de styles musicaux dont le seul point commun reste la médiocrité des extraits diffusés.

Pour sûr, la dérangeante retranscription de ce cauchemar lynchien est réussie, et l’effet offert à l’auditeur est pour le moins impeccable : Des tranches radiophoniques  pompées à Qui vous savez entrelardent les chansons comme autant de sons d’ambiance et d’exposition qu’on jurerait extraites d’un guilleret reportage des matins dominicaux des grandes ondes de la radiodiffusion française, servis en guise de ponctuations sonores à un dossier sur les milices anti-clandestins patrouillant le long du Rio Grande.
Chaque morceau offre un échantillon différent de cette glauque épopée du Jojo, du hard west coast au metal psyché, du FM au hard core, du fusion au fuzzy, du grunge au stoner pur jus, du teigneux au geignard, du trippant aux trippes dehors, panel assez peu digeste à la longue en dépit de très bonnes idées parfois. C’est comme ces repas de réveillon où chaque plat semble une super bonne idée mais dont l’enfilage au long cours des huîtres + foie gras + dinde aux marrons + choucroute melba + le kougloff aux escargots cuit dans la graisse d'urus (avec du miel !) requiert un tératube de Citrate de bétaïne pour bloquer la déferlante ébranlant déjà l’œsophage et barbotant les dents du fond d'un vomi tiédasse annoncé dès le milieu du gueuleton. Aux seules différences près que l’orgiaque
Songs for the deaf casse davantage le crâne que le bide.
Et qu’on peut zapper.

Ah ui, c’est utile de zapper cet album, de le remanier en petits ensembles plus harmonieux et supportables, pour en laisser de côté les morceaux de gras indigestes bien que prometteurs (argh, le retour à la batterie de Dave Grohl huit ans après la fin de Nirvana est plus pesant qu’un concours du plus gros mangeurs de chich kebab). On sautera aussi pertinemment les longueurs censées reproduire la torpeur du bush californien (
God is on the radio…). Et bien entendu, après un rapide remontage via Audacity, on supprimera la demi douzaine de breaks placés à outrance en plein milieu des chansons, silences abrupts de trop longues secondes qu’on imagine prévus pour relancer une machine souvent mollassone et qui en devient alors carrément ensablée dans les bas-côtés de cette Route 666 dont l’enfer est le ronron de ces systématiques et prévisibles changements d’ambiances aussi routiniers que les cerfs qu’on ne manque pas de renverser sur ces sombres voies rectilignes qui sillonnent de loin en loin les déserts infertiles comme les Landes du plat pays qui est le mien.
 

 


Ce qui ne colle pas dans la plupart des chansons de cet album, comparées au génial Rated R (précédent de 2 ans) ou l'encore plus magnifique Lullabies to paralyze (sorti en 2005), c’est bien souvent l’absence de caractère. Le groupe décline son ennui et ses voix tantôt traînantes, tantôt hurlantes (il est vrai que ce n’est finalement pas idiot d’avoir giclé Nick qui se prend parfois pour Mike Patton reprenant Child in time à la John Lydon pour remporter le concours du cri du cochon en rut au camping du Bol d'Or). Les cycles de la rythmique sont surempilés de bribes démultipliées de mini-solos (fallait bien faire un peu de place à Lanegan, officiellement 4e larron officiel sur ce disque où il est plus zombie que jamais). La batterie hache le tout en gros bouts qui se bloquent au milieu de la trachée. Quelques inspirations géniales offrent même de grands regrets, et on se dit que certaines pépites comme No one knows auraient gagné à être décalées en dehors de ce gloubiboulga prétentieux qu’est Songs for the deaf.

Quelques moments de honte peuvent même étreindre l’auditeur, quand du mauvais Tool (avec 10 ans de retard sur le son) mâtiné d’influences Abbey-roadiennes (avec 30 ans de retard sur le concept) fournissent un Song for the dead même pas digne d’une face B de Them Crooked Vultures.
Hangin' tree colle aux basques des grands frères Chili Peppers à la limite du plagiat, tout comme Do it again à Status Quo, période 12 gold bars.
On n'évitera pas la traditionnelle ballade du groupe, si souvent déchirante mais ici (Mosquito song) péniblement exécutée comme l’instant briquet d’un concert de Dyonisos, variation piano-violon en bonus pathétique à faire frémir les glaouis à Matthew Bellamy.


Comme toujours, les Queens of the stone age sont marquées par un imaginaire décalqué de
Stairway to heaven, mètre étalon et cellule souche éternelle du stoner, mais la recherche d’éclectisme tentée ici pour en rompre le formalisme habituel du gros hard glorieux désespère par son frénétique dispersement en une kyrielle de références codées. Le Signifiant de ces dizaines de clins d'œil sonores constitue au finale une grandiloquence kaléidoscopique où le Signifié se réduit à un dégueulis remanié par un artiste plasticien subventionné par le FRAC Limousin. De décennie en décennie, les Pink Floyd, Queen, Muse et autres QOTSA aiment à tartiner, conceptualiser, surcharger, balancer la sauce à tous vents comme un derviche-tourneur en pleine éjaculation.

Si Queen a mené le hard au comble du baroque grand-guignolesque, les Queens ont égaré le hard dans les limbes de l’intellectualisme migraineux. Tout est pensé dans cet album, réfléchi, mesuré, expérimenté. Plus QI que QOTSA, ce 3e album flatule des neurones comme une pléthorique leçon de philosophie dégorgée par un jeune thésard devant son premier auditoire de terminale, paniqué de n’en dire assez et obsédé par le dévidage de l’intégrale des références péchos en notes de bas de page du Hard Rock pour les nuls par Francis Zégut (préface de Brian May). La diversité et la richesse requièrent une sobriété et une cohérence dont Songs for the deaf est dénué sur l’ensemble, nonobstant des tas de bonnes trouvailles.

On se demande si cette branlette intellectuelle n’est pas une tentative pour réinsuffler une crédibilité arty et classieuse à une musique somme toute basique et qui n'en demandait tant, en décaissant des kilos de figures de style pour faire accroire de la richesse insoupçonnée de ce genre il est vrai souvent gaussé par l’intelligentsia musicologique. On cherche même à y rattraper la trivialité d’un propos par la vénusté d’une vidéo de toute beauté (se reporter à notre document audiovisuel infra) qui ne saurait en faire oublier le machisme si grossier et si commun aux graisseux, mode de vie qu’on apprécie généralement pour sa propension simple et directe à glorifier tout ce qui mousse, de la bière à la quiquette. Mais là c’est toc, on veut faire vaguement hardos en rejouant Highway to hell mais la liquette de trappeur sort de chez Ralph Lauren.



Et pourtant, l’apparente simplicité des autres albums des QOTSA souligne une intelligence bien plus fine que cette opulence synaptique qu’est Songs for the deaf. Elle est plus subtile dans ces autres albums construits comme des fractales où chaque détail reprend en plus complexes les formes faussement frustres balancées à longueur d’albums et de concerts de ce parfait stoner – puisque tel est intitulée la sous-marque du hard-rock dont les QOTSA ont été nommés têtes de file à leur corps défendant.


Paradoxalement, tout ce fatras fournit un album à part d’une discographie carrée, émotionnelle et globalement cohérente. Il est une parenthèse de fierté pour de nombreux auditeurs qui se sentent plus intelligents à la découverte de cet ambitieux kaléidoscope graisseux
Il se dévoile en option déculpabilisante pour des tas d’autres qui peuvent alors se lâcher à opiner de l’occiput avec plaisir en écoutant du rock, certes hard au fond, mais indie pour la forme.

Josh Homme n’est pas la moitié d’un con, preuve en sont ses castings prestigieux : Oliveri, Grohl ou Lanegan dans QOTSA ; Grohl encore et le Led-Zeppelin-en-solde John Paul Jones pour le rase-mottes premier album de Them Crooked Vultures ; Alain Johannes, ce crétin de républicain homophobe de Jesse Hugues ou Troy van Leeuwen dans Eagles of Death Metal, sas de décompression pour rentrer du cash sous son nom en ne jouant quasiment aucun concert ; sans égréner bien évidemment le Who’s who des collaborateurs épisodiques et réguliers des Desert Sessions, manière de rentabiliser les répétitions et les maquettes des albums officiels de QOTSA en vendant aux fans englués dans la toile protéiforme de l'Homme-araignée ces raw projects tout aussi lucratifs que la multiplication des maxis de Mylène Farmer et les coffrets collectors limited edition avec patch, médiator, porte-clés et poil pubien du chanteur. Il n’est donc pas étonnant, de la part d’un show-businessman aussi avisé que l’exemple pompier de Songs for the death ne fût jamais réitéré, ni même imité dans sa précieuse démarche lors des nombreux albums qui furent édités au gré des nombreuses franchises hommiennes.

 

Les vrais amateurs de QOTSA restent donc cois que tant de mélomanes de la meilleure bourre non seulement apprécient ce Songs for the deaf bavassant comme atteint du syndrome de la Tourette, mais pis : ils le révèrent comme un chef d’œuvre du nouveau millénaire.

Dingue. 

À désespérer d’éduquer les graisseux.

 

Mais ça, évidemment, personne n’ose le dire.



Pour savoir le pourquoi de cette chronique moins pophiette que flophiette, moins gratuitement hargneuse que foncièrement sincère (si si), on suivra son inspiration ou cette redirection palimpseste.


    

 


 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 10:30



Foin de Michel Laguens aujourd'hui, car il n'est pas le seul photographe français cheese cake d'exception. Véronique Bucossi méritera un de ces 8 (je vous préviens, et comme un homme averti etc.) étire régulièrement mes zygomatiques, déjà fortement mis à mal aujourd'hui par Arbubulle. Hier, baguenaudant à la manière d'un Pol Dodu dans les vide-greniers et autres dépôts vente de la grande banlieue auscitaine, je tombai nez-à-nez, si j'ose dire, sur cet album gracile et fleuri, à la pochette photographiée par la Bucossi. Véro qui illutra notamment quelques pochettes pophiettes, dont la première et la troisième livraisons saisonnières. Un jour peut-être une anthologie de qualité montrera au monde (oui, vous avez bien lu : au monde !) que les femmes savent manipuler la nudité féminine avec grâce et humour que bien des mecs pourraient pomper (la grâce, la grâce. Voyons.).
 
Afin de ne pas s'ennuyer dans la contemplation de cette reproduction floue et mal cadrée de l'œuvre d'Arturo Motta, voici un extrait sonore de haute qualité hi-fi stereo, délicieusement illustré par un gonze qui semble être Laguens (nous ne sommes malheureusement pas propriétaire de ce magnifique 33 de 1970 mais la patte du maître y est à n'en pas douter). Écoutons donc Armand Migiani, le fameux compositeur du générique de Janique Aimée (aah Janine Vila sur son vélosolex que petit et bavant sur la photo du 45 T de ma mère je contemplais avidement (le solex, pas Janique. Ni ma mère. Voyons.)) rippé (avec quelques petits sauts, désolé) par le collègue précieux et érudit éclectique Detour. Une sucette à celui qui reconnaîtra le morceau original. Deux pour celui qui aimera.



 
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