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le ouèbe résolument 7.0

Pop Hits, le hit parade chanté, c'est 10 ans, 54 albums vinyl (et quelques musicassettes), 634 reprises de chansons et quelques inédites, les pochettes les plus cheesecake de la galaxie, la qualité française aux éditions Musidisc International, une quintessence musicale orchestrée, dirigée et digérée par le Ray Coniff hexagonal, Monsieur Mario Cavallero en personne : c'est Pop Hits, le hit parade chanté.
Hmmm !!!

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This web site is dedicated to a french series of cover compilations of "hits" during the 70's : Pop Hits, le Hit parade chanté. Songs of the moment (the best and the worst ones) were badly covered by Mario Cavallero, his orchestra and his singers. The seasonal productions were magnificaly packed into cheesecake covers. In fact, the main (only ?) interest of this site. Check out in priority our Des pochettes section to watch and enjoy this artwork, climax of the french touch.

Les Plus Du Service Pop Hits

écoutez, c'est le son Pop Hits

LogoPopHits

23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 20:00

 

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Ah, il fut un temps où l'on savait passer de joyeuses fêtes. Surpat's, boums et autres surboums étaient le lot hebdomadaire de la jeunesse prébabyboumique, celle post-zazous qui née au mitan des sombres 30's allait se faire laminer par yéyés, beatnicks et autres babas.

Cette jeunesse n'était pas encore complètement celle des teenagers, même si à plus de 20 printemps on était encore considéré comme un gamin à peine pubère. Et pourtant, c'est qui qui a explosé la baraque en guinchant avec sa musique de nègres, le wakenwo ? Hm ? Eh bien c'était ces jeunes vieux qui guinchaient en costard cravate et jupe serrée, s'encanaillaient au Martini en écoutant les petites galettes conçues savamment par la maison Barclay, qui ne savait d'ailleurs trop comment expliquer à quoi serviraient ces 45 tours 4 titres qui commençaient à déferler dans les maisons d'électricité-radio au côté des pick up portatifs Teppaz.

Le texte de note de dos de disque éloque à ce titre (à relire très vite avec une olive dans la bouche) :

 

PopHits-SurPatsBarcl

 

 

Ah b'en ui, on ne faisait pas la fête comme ça, en improvisant un mix via son iPhone pluggé sur deezer dévidant une liste pseudo-chiadée de tubes de seconde zone de quand on étaient ados, c'est tellement ringard que c'en est jouissif. Nan, on ne faisait pas la fête comme ça.

Que la surpat' soit petite ou grande, on sélectionnait des compilations de succès du moment, tantôt rythmée (cha cha cha, fox trot et boléro-mambo), tantôt suave (slow, slow ou slow). Bon, après, ça s'est un peu déchainé côté rythmes, mais en gros, les bases étaient là : une sélection équilibrée.

PopHits-SurPats-45epstandardEn 1958, les tubes des surprises parties étaient assez divers et puisaient primo dans le répertoire franchouillard du moment, et deuxièmemo dans celui de musiciens exotiques qui nous ravissaient en calypsos, rumbas et autres afrocubaineries. Quoique s'ils étaient parfois authentiquement importés (Ben, Raoul Zequeira, Primo Corchia, 'fin bon tchois), le plus souvent on faisait l'affaire des reprises (jamais d'originaux malheureux ! faut payer le moins de droits possibles !) en embauchant d'anciens orchestres de baloche reconvertis dans le nouveau swing pour jeunes vioques dansant en costard cravate et jupe serrée (ah ça, je n'arriverai jamais à m'en remettre de leurs dégaines coinçosses, tout petit déjà, ça m'atterrait quand je mirais les 45 de ma mère (qui est de cette génération là, comme vous l'aurez deviné, c'est l'instant Freud de Pop Hits, marquez le en signet dans votre navigateur)).

 

Brefle, les conseils musicaux fournis en dos de pochettes étaient une justification quasi ingénieriale au résultat ainsi produit. L'information débordait de tous côtés. Outre le titre des morceaux et le style de danse qu'ils requéreraient lors de la surpat' (on disait surpat' pour surprise party pasqu'on était jeune, et les jeunes ça cause pas comme des vieux, même si ça dansait en costard cravate et jupe serrée, eh ui), on pouvait se délecter de plein d'infos sympas, comme par exemple des tas de numéros indiquant la cote et la collection du disque, les infos sur l'imprimeur de la pochette (mais tellement rarement le nom du photographe, malheureusement), les références maisons du format (ici le 45 ep standard, décliné diversement et plusieurs fois des deux côtés).

Et surtout, l'incontournable liste de quelques uns des autres disques du genre qu'on pouvait se procurer chez le même éditeur dans la même collection (alors que Metallica ne colle pas la liste de tous ses albums précédents sur ses mp3 napster, comme quoi tout se perd). 

Tiens, gad' si tu m'crois pas qu'on pouvait faire tenir autant de choses sur si peu de place (ce sont des 45 tours et leur reproduction est ici quasiment à taille réelle) :

 

PopHits-SurPats-dos

 

Ah, tu vois.

Et s'il n'y avait que ça comme infos, ce serait trop simple. On rajoutait également sa petite touche perso, en pourrissant au stylo la pochette d'une indication majeure : le nom du proprio du disque. Arf, gasp et toute cette sorte de choses. Ces raturages étaient motivés pour des raisons aussi diverses que le manque de confiance dans les potes qui pourraient mettre la main sur vos deux disques amenés pour faire la fête chez Bernard (quoi que Bernard, ça va, mais c'est sa sœur Brigitte qui est une grosse chourreuse). Ces scribouillis avaient également vocation de se souvenir de quand c'est qu'on a été l'heureux récipiendaire de ce disque, par achat ou par cadeau. Même que, lorsque c'était un cadeau, le donateur pouvait également baver son nom dessus, de peur que l'autre oublie qui lui avait offert un tel trésor.

Brefle, le bonheur des collectionneurs 50 ans plus tard qui ne ramassent que des torchons gribouillés de partout s'ils veulent lâcher moins de 12 € le skeud d'époque.

 

Mais le clou du truc qui sert à rien de rien, c'était ces conseils pour mieux s'approprier cette nouvelle technologie du divertissement. Comme les vieux (les vrais, ceux qui étaient en costard cravate et jupe serrée mais qui ne dansaient pas sur des mambos-sapins, eux) qui concevaient et vendaient ces disques à une jeunesse juste bonne à se trémousser le fion le pif dans le Martini ne faisaient nulle confiance en cette jeunesse qui dansait en costard cravate et jupe serrée, ces vieux, donc ('suivez ? c'est bien), donnaient de doctes conseils pour l'usage optimal des disques microsillons, des saphirs du pick-up et du canapé des parents qu'il fallait nettoyer avant qu'ils rentrent vu que Claudine avait encore renversé son Martini dessus, c'te gourdasse.

Lisez, vous verrez que j'invente pas (sauf pour Claudine, c'était un exemple didactique) :

 

PopHits-SurPats-conseils

 

Pureté sonore mon cul : c'était tellement naze comme pressage que je n'ose vous en proposer l'écoute du mondre extrait (ou peut-être est-ce que c'est ma flemme de ripper l'une de ces merdes, va savoir).

Remarque, ce genre de conseils débilos sur comment utiliser un disque a encore été tartiné au mitan des 80'z dans les livrets des premiers cédés. Ils avaient peur qu'on les passe au grille-pain ou quoi ?

 

 

En tout cas, il y a 50 ans, on savait passer de joyeuses fêtes. C'est pas comme maintenant, avec tous ces jeunes avec les cheveux longs, des benouzes qui montrent le calebard et des jupes au ras du moteur.

 

Mais ça, évidemment, personne n'ose le dire.


 

surprise-party-teenagers

 


 

 

 

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Published by Mario Cavallero Jr, artiste multimédia - dans Cheese cake covers
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commentaires

Ska 04/01/2011 17:33



Je ne sais plus ce qui me fait le plus rire : vos commentaires ou l'excellent texte de Mario ?



arbobo 29/12/2010 12:23



on sent que les partouzes lui man quent, à thierry, ça me fait mal au coeur.


on pourrait peut-être contacter les modèles des pochettes pour faire un truc?



The Civil Servant 29/12/2010 00:36



Je vais y réfléchir.


Passe que franchement, il y a de quoi faire !


(non, non sérieux) (sauf que je n'avais pas pensé à des bulles dans l'image elle-même, et c'est encore meilleur, parce que ces photos font déjà tellement Nous Deux)



Christophe 28/12/2010 22:29



Alors là ! Je n'y avais jamais pensé, à détourner les pochettes en y collant des textes ! Et pourtant, je ne suis pas le dernier pour la galéjade. mais là j'ai trouvé un maître.


 


Thierry, au lieu de te faire chier à animer Civil Servant's knocking, viens piger chez Pop Hits !



The Civil Servant 28/12/2010 19:45



Il y aurait des taxtes salaces entiers à rédiger pour décrire ces pochettes en noir et blanc avec leur ambiance pré partouzarde !


(la manière dont la marquise das anges se fait allumer sa clope, avec ses yeux qui gémissent "tu sais je peux fumer bien plus large" sur la première pochette, où le regard de la blondasse dans la
seconde, la main négligemment posée sur sa cuisse, histoire de montrer par où faudra passer d'ici une petite heure...)



Christophe 24/12/2010 15:54



%, kilos, pfff... c'est à peu près l'idée générale...



arnaud bigeard 24/12/2010 14:38



ok, tu as raison. faudra que je jette un oiel au truc des nouvelles galeries.


Au fait, tu es fait de 87% de matière grasse?



Christophe 24/12/2010 11:55



je corrige et précise : Ambiance jeunesse actualités (souligné par nous) est le nom
développé de la collection pour ses premières éditions.



Christophe 24/12/2010 11:46



Crois-tu vraiment qu'ils étaient givrés ? J'ai l'impression qu'à l'époque le recul quant au "produit disque" n'était pas le même. On n'avait
pas sacralisé les musiciens comme des stars, et chacun y mettait son grain de sel pour personnaliser et se rendre différent de la concurrence.


Cela relève autant de la réclame sincère (ah le texte expliquant en quoi ces "petites" surprises parties ont tout de grandes ^^) que des bavardages du directeur d'édition pour convaincre ses
patrons qu'il est bon.


Et puis il y avait tous ces jeunes à qui ils vendaient les disques, et ils ne savaient sûrement pas trop comment s'y prendre, avec ce ton faussement copain un peu paternaliste.


Maintenant, en vendaient-ils plus que d'autres ? je crois que la maquette des pochettes pour accrocher mais surtout le marketing via les
représentants pour les magasins présentent les disques au mieux devait jouer à fond.


On vendait une ambiance, pas des artistes. La photo représentant un groupe heureux, le graphisme, les indications de styles de danse, la face recto de la pochette jouait assurément le rôle
principal. Ensuite, une fois le disque acheté ou offert, on pouvait s'allécher devant les titres des autres productions. Ca je crois que c'était important.


 


D'ailleurs, à propos d'ambiance, je vous conseille de visionner un album Pop Hits contenant des pochettes de disques (des albums de reprises
des tubes du moment) édités par les Nouvelles Galeries, dénommés Ambiance
actualités.



arnaud bigeard 23/12/2010 22:04



excellent le texte à l'arrière des 45 tours. Ils étaient déjà complètement givrés les mecs de maisons de disque en fait. Et le pire, c'est qu'ils ont du en vendre en plus !